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dimanche 15 octobre 2017

Une journée à Mataiva

Dans le cadre de son travail, Rémi est allé le temps d'une journée, à Mataiva, un atoll située dans l'Archipel des Tuamotu à une heure de vol de Papeete. 



Il ne s'y était encore jamais rendu. Et oui, au bout de 3 ans sur le sol de la Polynésie française, nous n'en avons pas encore fait tout le tour !

Ici l'idée de ce qu'on se fait d'une île prend tout son sens. Isolement, 280 habitants d'après le recensement de 2012, pas de vol quotidien pour s'y rendre, pas de touristes, ou alors ils tiennent sur les dix doigts de la main (et encore !), du soleil, des plages, des eaux translucides... Bref, la douceur de vivre dans son intégralité !

Il est plutôt sympathique ce cadre de travail n'est-ce pas ? Bon, oui, dans le cadre du travail alors pour la visite de l'île s'est râpé, il faut se contenter de quelques prises de vues bien concentrées dans un même lieux, mais qu'importe, c'est magnifique !


Et, pendant ce temps là, à Papeete, temps lourd, nuageux et pluie fine ! Oui, une bonne grisaille ! Là pour le coup le charme opère beaucoup moins !!

dimanche 9 octobre 2016

Tikehau, l'île du dépaysement au sable rose

Lors de notre séjour sur Tikehau, nous sommes partis découvrir toutes les merveilles que la nature peut nous offrir, en vélo mais aussi en bateau...

Cet atoll est également appelé "l"île au sable rose". Ce joyau de la nature offre en effet deux palettes de couleurs à ses plages : blanche et rose ! Il faut le voir pour y croire.



Après avoir navigué pendant une grosse demi-heure, nous avons atteint l'île aux oiseaux, l'îlôt Puarua situé au milieu du lagon. C'est ici que vivent des milliers d'oiseaux en toute tranquillité. Ce site protégé est un havre de paix pour toutes les espèces s'y trouvant. Certaines, faute de prédateurs, ne prennent même pas la peine de construire un nid dans les arbres. On les observe à même le sol. Superbe moment !




Par la suite nous sommes allé déjeuner sur un motu privé qui invite à une saine quiétude, une contemplation sans égal dans un environnement unique. Eau cristalline, cocotiers, sable fin, requins à pointe noire, des milliers de poissons. Bref, un motu paradisiaque isolé de tout où l'on se prend pendant quelque heure pour Robinson... Le paradis sur Terre existe vraiment ? Tout est possible.


Le poisson juste péché fut grillé devant nous... et on le mange avec les doigts, c'est encore mieux. Bon, par contre nous avons également attiré toutes les mouches du motu !



Pendant ce temps-là Hinatea nous suit toujours, calme et détendue. Éveillée comme jamais, elle observe tout. Une véritable globe trotteuse. Durant toutes ses vacances, et ce malgré des températures parfois élevées, surtout ici à Tikehau, elle n'a jamais été grognon. Heureusement elle adore boire de l'eau, ce qui nous permet de bien l'hydrater entre deux biberons. Comme quoi, il est tout à fait possible de voyager dans des endroits chauds avec un nourrisson.


Tikehau possède également une curiosité géologique : des blocs de coraux fossilisés et déchiquetés. Ils forment une muraille naturelle et certains blocs s'élèvent à plus de 3 m au-dessus du niveau de la mer. Une légende, celle d'une jeune et belle fille prénommée Hina y est associée : lorsque l'on tapait sur la roche, celle-ci résonnait, ce qui faisait venir les vagues qui remplissaient alors le petit bassin dans lequel Hina, la jeune fille légendaire venait prendre son bain...

Une partie de la cloche de Hina 
Toutes ses merveilles que la nature nous offre, il faut les préserver pour les générations à venir... C'est bien de le dire (et surtout d'agir) mais encore faut-il le voir pour prendre pleinement conscience des enjeux. L'exemple le plus basique du contraste avec nos vies de "métro", c'est l'eau. Sur ces atolls, il n'y a pas d'eau de source, alors ils récupèrent l'eau de pluie. Pensez à ça la prochaine fois que vous laisserez couler l'eau du robinet. On y pense pas toujours car pour nous c'est "normal" d'avoir de l'eau qui sort du robinet et d'avoir la possibilité d'une eau froide ou chaude à convenance. Ici s'ils ne disposent pas de chauffe eau solaire, alors l'eau sera froide lorsque vous irez prendre votre douche (on a beau être sous les tropiques, on apprécie la douche chaude !). Toutes les denrées arrivent par bateau...Alors on oublie vite la viande rouge, les produits frais se résument aux poissons du lagon (midi et soir). Malheureuse est la personne qui n'aime pas ça... On voit la vie autrement, la vie de ces habitants dépend de la nature, ils vivent en osmose. Ils sont heureux de cette vie. Ils nous la font vivre. Un délice d'une vie simple sur un atoll préservé ...


samedi 8 octobre 2016

Tikehau, petite merveille des Tuamotu...

Après neuf jours passés dans l'Archipel de la Société, nous mettons le cap à l'est vers l'Archipel des Tuamotu. Pour cela nous reprenons le bateau pour rejoindre l'aéroport de Raiatea. Vingt minutes de vol plus tard nous faisons une escale à Bora-Bora d'une demi-heure avant de redécoller pour atteindre Tikehau, île encore méconnue pour nous.

Située à 300 kilomètres au nord-est de Tahiti (1h de vol), Tikehau n'est pas une île haute. Tout comme ses îles soeurs, l'ensemble des îles qui composent cet archipel soit 77 îles ("tuamotu" signifiant îles nombreuses en tahitien) sont des îles basses coralliennes : des atolls.



Tikehau a la forme d'un anneau presque ovale. Un récif long de 80 km au total, un lagon intérieur faisant presque office de mer intérieure de 26 kilomètres de diamètre. Le nom de l'île (prononcé "tiké how") viendrait d'une légende ancienne. Tii, un homme et sa femme Hau attendaient un enfant. Si c'était une fille, ils avaient convenus de l'appeler Hau. Si c'était un garçon, ce serait Tii. Ce fut un garçon mais les parents optèrent finalement pour Tiehau signifiant "aller chercher la paix". Puis Tiehau fut changé en Tikehau, "atterrissage paisible".


550 habitants vivent en toute quiétude sur ce petit bout de terre émergée au milieu du Pacifique. L'unique village de l'île, Tuherahera concentre presque l'ensemble de la population (quelques personnes vivent sur d'autres motu). On y trouve deux épiceries, un snack, une infirmerie, un bureau de poste, une école (dès le collège les enfants doivent quitter l'île pour poursuivre leur scolarité) mais pas de banque, ni de distributeurs de billets. Il faut alors venir avec suffisamment d'espèce ou détenir un chéquier local. L'atoll fut à plusieurs reprises balayées par des cyclones, on y trouve alors au centre du village, un abri de survie.

L'abri de survie de Tikehau
L'activité économique de l'île est largement dominée par la pêche. C'est une des principales sources d'approvisionnement en poissons de lagon du marché de Papeete (jusqu'à 200 tonnes par an). Mais l'autre activité est la coprahculture. Le coprah extrait de la noix de coco est majoritairement destiné à l'Huilerie de Tahiti qui fera notamment du monoï. Sur place est fabriquée une huile dite vierge de coco  (100 à 150 litres par mois).

L'activité touristique est la troisième source économique de l'île...mais celà reste tout de même assez réduit, nous sommes bien loin des autres atolls touristiques tel que Rangiroa ou Fakarava. Une douzaine de pensions de famille permettent d’accueillir des touristes comme nous qui cherchent la tranquillité, la vie simple et calme des atolls mais également qui veulent découvrir les merveilles naturelles qu'abrite Tikehau...

A suivre ...

Notre pension 


NB : Nos photos ne sont pas retouchées ... le vert est bien vif tout comme la couleur du ciel ! 

lundi 5 septembre 2016

Programme de notre périple à venir ...

A l'occasion de la venue de la famille de Marie sur la Polynésie française, nous en profitons pour voyager nous aussi avec notre petite Hinatea, "bébé voyageur" ! Quelles îles allons nous faire ?

Au programme de nos vacances nous retournons explorer l'archipel de la Société, là même où nous vivons :

Pour les îles du vent :
  • Tahiti, bien évidemment,
  • Moorea.
Pour les îles sous-le-vent :
  • Maupiti,
  • Raiatea,
  • Taha'a.
Ces cinq îles sont des îles hautes, c'est-à-dire une île principale avec un massif montagneux comme point central, autour duquel se trouve un lagon et des motu (îlôt), puis enfin une barrière de corail vient encercler le tout.

Dans ce même archipel se trouvent également les îles de Huahine et la mythique île de Bora-Bora. Toutefois nous nous y rendrons pas cette fois-ci (escale uniquement).

La suite du voyage nous mènera tous les cinq vers l'Archipel des Tuamotu, situé à l'est de Tahiti, où nous poserons nos bagages sur l'île de Tikehau (île que nous ne connaissons pas encore donc grande découverte pour tout le monde). Il ne s'agit pas d'une île haute, mais d'une île basse, sans relief. Il s'agit d'un atoll : un lagon comme élément central autour duquel se trouve une barrière de corail suffisamment large pour y faire vivre toute la population. Ces îles sont très peu peuplées.



Petit cours de géographie pour ceux qui souhaitent plus d'informations sur la différence entre une île haute / atoll, c'est ICI.

Puis pour terminer, nous retournerons sur Tahiti, sauf pour les parents de Marie qui partiront eux, à la découverte des Marquises, sur les traces de Paul Gauguin et Jacques Brel !

De beaux articles en perspective ...
A bientôt !

lundi 18 juillet 2016

Deux ans déjà !

Voilà déjà deux ans que nous sommes installés en Polynésie française. Le temps semble nous filer entre les doigts ... les mois passent, glissent entre nos mains ! Nous nous souvenons encore de notre arrivée ici, de l’accueil réservé par les collègues et la population, des mille et une senteurs, des fleurs en passant par la gastronomie, des découvertes de la diversité des paysages qu'offrent les archipels, notre émerveillement face à la riche culture polynésienne.


Pendant ces deux années dans le Pacifique, nous en avons profités pour découvrir et fouler d'autres terres, la Nouvelle-Zélande dans un premier temps ...



... et l'Ile de Pâques plus récemment.



Dans quelques jours nous serons trois, nous n'arrêterons pas pour autant nos découvertes et nos escapades nous avons d'ailleurs déjà en tête un nouveau voyage en mars/avril 2017 !

C'est une merveilleuse aventure que nous vivons depuis deux ans. Ce que nous vivons au quotidien et au gré de nos escapades nous a permis de devenir encore plus humble. C'est un séjour qui marque une vie. Il faut sauter le pas, oser partir si loin quoi que certaines personnes peuvent dire (nos familles nous ont toujours soutenu dans nos projets) car après nous c'est notre vie. Cela demande de sacrifier ou du moins de mettre de côté des projets mais c'est pour en construire de nouveaux ailleurs. C'est à la portée de chacun mais il faut oser tout quitter et surtout vouloir vivre une autre expérience ! Ailleurs, ça n'est pas la métropole : les paysages, le soleil et la chaleur ne font pas tout. En effet, l'éloignement de la famille, le contraste de mode de vie vis-à-vis de la métropole "métro, boulôt, dodo", le coût de la vie où quasiment tout est importé, le manque et les ruptures de produits (pénuries d’œufs, de tomates, de pomme de terre, l'alcool taxé à hauteur de de 200 à 300 %...). 



Ici le sens du mot "adaptation" prend tout son sens (et encore nous vivons à Tahiti, à Papeete, la capitale donc imaginez sur les atolls ... la vie n'a absolument rien à voir avec Tahiti) ! Ici c'est terminé le "tout cuit" à portée de main. On va à l'essentiel. Le retour en métropole pourrait même nous faire peur tant tout semblera à portée de main et peu cher ... ! Mais ne pensons pas au retour, nous sommes si bien ici ... ! Nous n'avons eu pour notre part aucune difficulté d'adaptation, peut-être et même sans doute, parce que nous avions pleinement conscience de ce que nous faisions en venant nous installer ici.

Voilà donc deux années de passées, deux années de véritable bonheur, deux années de vie intense. Une grande richesse immatérielle que rien ni personne ne pourra nous ôter ...


lundi 14 décembre 2015

vendredi 9 octobre 2015

Fakarava : l'atoll entre ciel et mer (3ème partie)

Fakarava est réputée pour être un atoll ayant une richesse et une beauté sous-marine exceptionnelle, mais les paysages terrestres le sont également ! Nous nous imprégnions de l’atmosphère de l'île à travers une balade en vélo sous un soleil brûlant ! 

Le village principal de Fakarava est Rotoava et comporte la majeure partie de la population de l'île (850 habitants en tout). En effet, la partie ouest de l'atoll, personne ne peut y habiter puisque c'est une réserve (voir les articles précédents). Quelques habitations sont présentes dans le sud de l'île au niveau de la seconde passe. Mais pas de route pour s'y rendre, c'est uniquement par bateau : 3h pour rallier les 60 kilomètres qui sépare la passe nord à celle du sud. Peu d'habitants, alors ici on va à l'essentiel : une mairie, une poste, un dispensaire, quelques prestataires pour le tourisme (plongée), 3 snacks et 3 boutiques qui vendent des produits de première nécessité. Ici les habitants pêchent leur propre poisson (sur la durée de notre séjour soit 4 jours nous n'avons mangé que du poisson qui était extrêmement bien cuisiné, un délice). Le cursus scolaire s'arrête à l'école primaire, par la suite il faut aller sur Rangiroa, un atoll plus au nord, ou à Tahiti.

Nous passons devant la jolie église catholique au toit rouge et aux murs de chaux en corail blanc éclatant datant de 1951. Le contraste des couleurs est superbe.


Nous assistons comme à Huahine à l'arrivée d'une goélette, l'autre petit nom des cargos faisant la tournée des atolls au départ de Papeete, et qui ravitaillent l'archipel des Tuamotu qui s'étire sur 1500 kilomètres à l'est de Tahiti. Les marins déchargent le fret et embarquent des sacs en toile de jute remplis de coprah, l'or des Tuamotu (la pulpe de la noix de coco séchée) qui est l'activité qui fait vivre tous les atolls. 


L'eau est une source très rare ici et non potable. De ce fait des palettes entières d'eau potable sont déchargées sur le "port". D'ailleurs, près des habitations d’énormes cuves sont présentes. Çà permet de récupérer l’eau de pluie pour l'usage courant. Il n'est pas non plus rare que l'eau pour les douches soit froide si le lieu où l'on réside ne dispose pas d'un chauffe-eau solaire ! Eh oui !

A l'ouest de la ville, à l'approche du récif, on aperçoit entre les cocotiers un vieux phare à l'allure d'un temple inca. Construit en 1957, il avait un but précis : être vu par les îles associées. Pour quelle raison ? En cas de demande de secours tel que des évacuations sanitaires par exemple. Pour se faire, en haut des 27 mètres du phare on y allumait un grand feu. 


Ici, comme certainement sur d'autres atolls, pas d'artifices, pas trop de modernité, rien ou presque rien ne vient perturber l'intérêt que porte l'homme a la nature qui lui apporte tout ! Voilà déjà plusieurs décennies, l'homme avait conscience que l'environnement était fragile et sa préservation vitale car c'était le lagon qui offrait la nourriture. Ils procédaient au rahui, c'est-à-dire une sorte de jachère permettant de laisser le temps aux espèces du lagon de se régénérer.

Nous retrouvons le même système d'accrochage pour les bateaux que dans les îles sous le vent. Ainsi le bateau ne reste pas dans l'eau en permanence. Cela évite la prolifération sur la coque de mollusques et Cie, et donc facilite l'entretien du bateau : pas d'utilisation de produits !


Ici la route est de trois types : une bonne partie en béton, un agglomérat de coraux dès que l'on quitte la seule route de l'île (rues perpendiculaires et l'accès aux maisons), et enfin une véritable route en bitume appelé ici « Route Jacques Chirac»... Cette dernière a été crée sous la motivation de l’ancien président de la Polynésie française Gaston Flosse pour la venue de Jacques Chirac encore président à l’époque ... Mais finalement il n’est jamais venu sur l’île !

La route Jacques Chirac
Nous poursuivons notre route vers des paysages de grande beauté. Une route de corail traverse une végétation faites de fougères, de petits arbustes et de cocotiers encore et toujours. Il règne ici une chaleur étouffante : le très peu de vent présent ce jour-là est chaud !


Mais le paysage à la fin de la route, PK 11 (la passe nord) vaut le détour et nous avons même eu la surprise de voir l'avion de Rémi passer au-dessus de nos têtes !


La côte est balayée par les vents et sauvage. Sur le sol un agglomérat de gros coraux. Quelques cairns nous rappelant les paysages montagneux auxquels nous sommes habitués en métropole trônent devant le récif où les vagues viennent se briser.


Fakarava ou l'atoll que l'on pourrait associer à un mirage. Un havre de paix posé dans le Pacifique parsemé de motu désertiques et paradisiaques, des îlots coralliens balayés par les alizés. Un lagon sublimé par 1000 nuances de bleus. Cette couleur a d'ailleurs inspiré Henri Matisse de passage sur l'île lors de sa venue en Polynésie française. Il affirmait que la couleur était une "libération". La découverte de Fakarava, par le peintre a été si marquante qu'elle a libéré chez lui un nouvel élan créatif. Loin de toute tension du monde en ébullition, décompression totale. Bref, Fakarava ou le rêve éveillé ...

jeudi 8 octobre 2015

Fakarava : l'atoll entre ciel et mer (2ème partie)

C'est pour ses coraux préservés et cette faune et flore si remarquable que l’UNESCO à instauré dès 1977 une réserve de biosphère sur un atoll proche, Taiaro. Son extension a permis à Fakarava et 5 autres atolls d’y être inclu. Ainsi sur la partie occidentale de l’île on ne peut de ce fait rien y construire, ni pêcher. Les hommes se sont par ailleurs engagé à promouvoir un développement durable des îles, des activités comme que le tourisme et l’exploitation des ressources naturelles dont elles dépendent tel que la perliculture et la pêche.

Nous profitons donc de notre présence sur l'île pour aller s'intéresser davantage à cette réserve. Nous montons à bord d'un bateau avec d'autres personnes pour nous rendre au bout de 45 minutes de navigation sur la partie nord-ouest de l'île. Nous atteignons sous un ciel nuageux mais pas menaçant, l'île aux oiseaux : un îlot corallien, balayé par le vent, au milieu de l'immense lagon intérieur de Fakarava.


Autour de l’îlot, il y a ce que l'on appelle un jardin de corail c'est-à-dire des "patates" de corails en continue avec des poissons en pagaille ! Les deux polynésiens qui nous accompagnent nous indiquent qu'en plus il y a un tombant c'est-à-dire une paroi rocheuse suite au jardin de corail dont la profondeur varie mais en général on ne distingue pas clairement (voir par du tout) le fond. Nous nous équipons pour nous mettre à l'eau. Nous allons sans doute en choquer plus d'un mais, mais nous assumons : la mise à l'eau a été difficile, l'eau étant un peu froide !

Nous nageons afin de nous réchauffer. Là, la plongée est féerique : c'est une explosion de couleurs et de poissons. Le tombant est également clairement impressionnant. Nous distinguons les nuances de bleus jusqu'à ne plus voir le fond ! Les massifs coralliens sont exceptionnels. Très rapidement nous apercevons des requins à pointe noire, nous les suivons.




Nous remontons à bord du bateau. Nous atteignons quelques minutes plus tard un motu (îlot) où l'on passera un bon moment. Ici nous accédons à pied à un second lagon intérieur. Une belle étendue de vert et de bleu, d'un agglomérat de coraux formant un sol blanc. Image de carte postale type !


Pendant que nous nous promenons et prélassons dans le lagon, les polynésiens proposant cette sortie préparent un en-cas avec la pêche effectué pendant notre mise à l'eau précédente ... Noix de coco percée afin de boire l'eau de coco, morceaux de noix de coco, banane, ananas, orange ... et du bénitier au jus de citron. Rien que ça ! Le bénitier est un mollusque. Il est caractérisé par une coquille généralement massive. Le corps mou de l'animal, bleu la plupart du temps, dépasse de la coquille et se referme dès que l'on s'approche.


Nous reprendrons le chemin inverse en passant à proximité de la passe nord de l'île où nous seront sérieusement chahutés. Nous faisons de nouveau un arrêt au-dessus d'un jardin de corail avec tombant. Cette fois-ci, l'eau est nettement plus fraiche. Nous ne resterons pas bien longtemps dans l'eau, nous grelottons dans l'eau. Pourtant nous aurons la chance de voir des requins à pointe noire, et un nombre incalculable de poissons multicolores et même des mérous (l'eau étant assez trouble et le manque de soleil ne nous on pas permis de faire de superbes photos sous-marine) !


Nous avons également aperçu deux requins gris qui ont tourné un petit moment en dessous de nous, puis à notre niveau avant de filer dans la pénombre.

Requin gris
Requin gris
Puis nous rentrerons doucement sur la côte. Nous passerons le reste de la journée à flâner sur des transats et sortie canoës. Puis le soir venu les hommes sont allés faire leur séance d'entrainement footing et les femmes lui ont suivi en vélo pendant que le soleil, lui, se couchait sur l'horizon...

mercredi 7 octobre 2015

Fakarava : l'atoll entre ciel et mer (1ère partie)

Après Bora-Bora, nous prenons la direction des Tuamotu pour rejoindre Fakarava ! Nous survolons d'autres îles telles que Manihi et Rangiroa. Les paysages vus du ciel sont splendides. Nous sommes collés au hublot pour ne pas en perdre une miette. Des nuances de couleurs comme jamais nous en avions vu (à par Rémi qui vole régulièrement dans ses îles). Extraordinaire !


L’île de Fakarava est située au coeur de l’Archipel des Tuamotu à environ 450 kilomètres au nord-ouest de Tahiti. C’est un atoll comme toutes les îles de cet archipel. Ici ne cherchez pas de montagnes il n’y en a pas, c’est plat (Atoll = île basse) !


L’atoll de Fakarava est connu mondialement pour plusieurs raisons :
  • l'un des plus grands atolls du monde, le deuxième des Tuamotu (60 km de long sur 25 km de large. Du nord au sud il faut 3h de bateau environ, il n'y a pas de route qui mène au petit village dans le sud de l'île !)
  • la passe nord (ouverture dans le motu permettant le lien entre le lagon/l'océan) est le plus large de toute la Polynésie mais également le plus dangereux (1,6km),
  • la passe sud est un spot très prisé par les plongeurs qui viennent des quatre coins du monde. Ces derniers disent même que c’est LE site au monde à faire. La raison ? Une passe étroite où la faune et la flore sous-marine surprenante d'une rare abondance, un véritable sanctuaire. Ici les plongées seront grandioses : on peut y voir une centaine de requins ! A noter qu'en Polynésie française, ils sont des espèces protégées.
A notre arrivée, nous sommes marqués par l'humidité. Pas un nuage, un soleil très vif, un vent très doux et chaud qui nous enveloppe comme du coton pour nous souhaiter la bienvenue. On nous remet le fameux collier de fleurs mais pour les dames uniquement cette fois-ci. En effet, les hommes auront eux, le droit à une tiare à mettre à l'oreille gauche (signifiant que "le cœur n'est pas à prendre").


Nous prenons la route pour l'hôtel-pension dans lequel nous resterons pour 4 nuits. Pendant le trajet, le polynésien chez qui nous logeons nous indique où sont situées la mairie, la poste, l'école du principal village de l'île. Au bout de quelques minutes nous arrivons à destination. Une fois n'est pas coutume nous sommes comblées par le lieu : le cadre est des plus rêveurs. Les bungalows, perchés en hauteur, dans lesquels nous allons passer le séjour sont situés dans un écrin de verdure à 20 mètres à peine de la mer. Nous disposons d'une petite terrasse avec la vue sur le lagon.


A peine déposé les bagages en chambre nous nous dirigeons vers la plage. Autre lieu totalement envoûtant. Le sable fin et chaud sous nos pieds, un lagon translucide aux bleus indécents, des petites taches plus sombres dans le lagon indiquent la présence de nombreuses "patates de corail" donc en dessous il y a sans doute des poissons ! Des petites tables permettent de prendre un repas ou de boire un verre les pieds dans l'eau (lorsque la houle n'est pas forte !) pendant que des petits poissons, eux, passeront entre les jambes. Superbe, superbe ! Admirez par vous-même. Le site est tout à fait remarquable.


Sur place nous disposons notamment de canoës permettant de faire une bonne balade sur le lagon et de s'approcher des requins.


Le soir venu, vers 17h30 nous allons nous installer en bout de pontons pour admirer le coucher du soleil (le soleil se couche à 18h) : les moments simples sont généralement les plus beaux.


Il n'y a pas à dire, les vacances en Polynésie française, c'est plutôt agréable, n'est ce pas ?