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samedi 7 novembre 2015

Hawaiki Nui va'a 2015

L'Hawaiki Nui va'a est une compétition internationale de pirogues polynésienne située dans les îles sous le vent (Archipel de la Société). Elle est l'une des courses de va'a la plus difficile (et sans aucun doute la plus belle) au monde : une centaine de V6, c'est-à-dire qu'il y a 6 personnes dans un va'a, s'alignent sur la ligne de départ à Huahine. 126 kilomètres en 3 étapes, sans changement d'équipage, en haute mer et en lagon. C'est une course pour les hommes. Les juniors et les femmes participent uniquement à la 2ème étape sans pour autant faire le même parcours que les hommes.

Ils rallient à la force de leurs bras : 
  • 1ère étape : Huahine à Raiatea : 44,5 kilomètres.
  • 2ème étape : Raiatea à Tahaa : 26 kilomètres.
  • 3ème étape : Tahaa à Bora-Bora : 58 kilomètres.
Les rameurs s'entrainement pendant des mois. Des équipes entières qui ne comptent pas les sacrifices, les heures d’entraînements le matin et le soir après le travail, la longue préparation physique pour s'affirmer et se dépasser sur cette épreuve.

C'est un des événements sportifs majeurs de la Polynésie française où les grands groupes et grande société sont sponsors (EDT équivaut à EDF ; OPT - La poste ; la compagnie Air Tahiti Nui ; Sheel...pour ne citer que les principaux). Le temps se fige pendant 3 jours au rythme de la course. Plusieurs milliers de personnes soutiennent, observent et surtout admirent ces équipes.

Rémi a eu la chance d'aller à Bora-Bora, assister à l'arrivée de la dernière étape de cette course mythique. A son arrivée, tout était calme, puis la foule est arrivée, des bateaux par centaines sont venus également dont ceux qui accompagnent et soutiennent les rameurs tout au long de ces 3 jours de course.



Et enfin, voilà les rameurs. Ils arrivent au compte-gouttes. Ils sont accueillis sous de vifs applaudissements, du premier jusqu'au dernier va'a.



Jusqu'au passage de la ligne d'arrivée, ils ont pagayé !


Dès l'arrivée des équipes, ils sont pris en chargent. Colliers de fleurs, boissons, photographes, journalistes, familles viennent les féliciter.





Vivre cet événement, cette ambiance dans le lieu magique de la plage de Matira à Bora-Bora, les couleurs du ciel, du lagon, des bateaux... tout était réuni pour passer un très bon moment et revenir sur Tahiti avec de beaux souvenirs en tête.

mardi 6 octobre 2015

Bora Bora : La perle du Pacifique (2ème partie)

Le beau temps est là et la chaleur aussi alors nous profitons du lagon et de la piscine ! Au programme : snorkeling, c’est-à-dire plongé dans le lagon avec masque et tubas où l’on n'a jamais vu autant de poissons nager autour de nous et sans qu’ils aient peur ! Les couleurs et les formes des coraux sont de toutes beautés : rose, bleu, mauve, jaune et rouge ! Nous verrons de nombreux bénitiers notamment de couleurs bleues qui dès que l'on s'approche se referment aussitôt. 

Nous vous laissons admirer cette série de photos prises lors de nos sorties dans le lagon. Nous en avons pris plein les yeux ! Extraordinaire !




Puis, un membre de l'hôtel est venu alors que nous étions sur nos transats en train de sécher avec un petit plouf dans le lagon, nous proposer une petite sortie en catamaran totalement improvisé jusqu’à la barrière de corail. Nous qui en faisons en métropole nous étions ravie de pouvoir en faire également ici, le tout sous un ciel bleu et quelques nuages au loin. Nous apercevrons les îles de Raiatea et Tahaa. Nous savourons une fois de plus, tout sourire. Et, en même temps, il serait difficile de ne pas apprécier ce moment ! Faire du catamaran à Bora-Bora, nous ne l'aurions jamais imaginé (déjà mettre un pied sur cette île mythique était un doux rêve que nous n'imaginions pas réaliser).


Enfin, pour clôturer cette belle journée, nous dînerons au restaurant de l'hôtel après avoir assisté à un splendide coucher de soleil depuis notre bungalow pilotis.


Le restaurant de l'hôtel est construit avec des bois provenant de la Polynésie ou du moins du Pacifique. Il est ouvert de tous les côtés permettant une ventilation constante grâce aux alizés et l'avantage d'avoir d'une toiture haute, c'est qu'en cas de chaleur cette dernière monte. Les lustres sont splendides et monumentaux. Ils sont fabriqués avec des nacres.


A l'extérieur, l'ambiance autour de la piscine respire également un esprit zen après cette chaude journée. Nous déambulons dans l'hôtel histoire de digérer notre bon repas avant de regagner notre pilotis.


Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, le lendemain après deux jours sur place, il est temps pour nous de dire "nana Bora" ! Nous partons la tête chargée de beaux souvenirs. Un groupe de chanteurs locaux avec qui nous discutons se décident à nous jouer un petit morceau en nous passant des colliers de fleurs, lunette de coquillage et chapeaux sur nos têtes pour une séance photo-souvenirs. Mémorable !


Un dernier au revoir à l'île, a son lagon, a ses merveilleuses couleurs, a ses motus ... avant le décollage.


Nana Bora
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En habitant à Tahiti, on nous avait dit que l’on serait certainement déçu de l’île, que c’est une usine à touristes, que l’île à mauvaise réputation (chiens errants méchants et les locaux peu sympathiques, mais ça on ne peut pas juger puisque pas visité) et que l’on est loin de l’authenticité des îles polynésienne. Bora-Bora, ce sont de nombreux hôtels et des touristes «en pagailles» et donc on est bien loin du calme et de l’ambiance authentique des autres îles. 

Qu'en est-il ? 

Certes, on nous parlait immédiatement en anglais dans une île francophone, ce qui est déroutant au départ mais surtout révélateur de la provenance (ou de la non-provenance) de la majorité des touristes... Nous avons trouvé l'hôtel et l'aéroport très calme, mais où est donc le monde ? La sympathie ? Nous avons pu discuter concrètement avec des polynésiens notamment lors de notre sortie en catamaran. Ils sont fidèles à eux-mêmes, la gentillesse polynésienne authentique, et ne sont pas QUE du personnel qui veut vendre (au contraire même !). Hors cadre de l'hôtel, le peu de résidents polynésiens croisés sont également sympathiques. C'est comme partout, il y a des personnes chaleureuses et d'autres non, mais nous n'avons pas vu ses derniers. Il ne faut pas non plus se mentir, le fossé est grand : eux survivent bien souvent (pour rappel les allocations ça n'existent pas ici, rien que cela, ça devrait en faire réfléchir plus d'un), face à des touristes qui sont parfois fortunés. Il faut apprendre à les connaître, être avenant, leur faire juste un signe de la main, de la tête ou un "iaorana" et la barrière se brise radicalement... De plus, autre point important sur lequel on ne se ment pas, un hôtel n'a rien d'authentique face à une pension tenue par des locaux. Ce n'est pas à l'hôtel que vous allez apprendre toute cette richesse culturelle, tout ce que l'on tente de vous faire découvrir... tout ça, s'apprends en discutant avec les locaux, il n'y a pas de mystère ! Et que dire de la beauté des lagons ? Personne ne peut voler la beauté naturelle des paysages enchanteurs que l’on trouve sur cette île (comme sur tant d’autres d’ailleurs). Chaque île a ses qualités et ses «défauts» mais quoi qu’on en dise, un petit weekend à Bora-Bora, c’est tout de même bien plaisant : le cadre est lui absolument paradisiaque. Et si on n'a pas la chance d'aller à Bora-Bora, ou bien que vous n'êtes pas convaincus, il y a un tas d'autres îles (heureusement) qui offrent des paysages de grandes beautés, du calme et de l'authenticité ! 

lundi 5 octobre 2015

Bora-Bora : La perle du Pacifique (1ère partie)

Après être resté 4 nuits et 5 jours sur l'île de Huahine, nous poursuivons notre route. Aujourd'hui nous partons pour une île mythique. Si l'on dit Polynésie française à quiconque connaît un peu la géographie du Pacifique (personne n'est incollable nous vous l'accordons), on pense directement à Bora-Bora, bien sur ! Eh oui, Bora-Bora est bien une île de la Polynésie française !


Sublimée par le cinéma et la littérature, l’île de Bora Bora évoque le paradis terrestre. Les bleus du lagon et les silhouettes des vahinés dansantes sont devenues une légende.

Notre avion s’est posé sur le tarmac de l’aéroport, situé sur un motu, de la perle du Pacifique en fin d’après-midi. Le ciel était couvert sur l’île principale mais pas sur le lagon et les différents motus que compte l’île. Nous sommes accueillis par du personnel de l’hôtel : « Iaorana. Bienvenue à Bora-Bora» nous dit-il en nous passant un collier de fleurs autour du cou. Ça y’est, nous y sommes ! Nous récupérons nos bagages avant de prendre le bateau qui nous amènera à l’hôtel. Ce dernier est situé sur un motu (en bas à gauche de l'image satellite) en face de la célèbre « montagne» caractérisant l’île. 



Nous arrivons à la nuit tombé sur le ponton de notre hôtel (il fait nuit à 18h)...le Hilton de Bora-Bora. Des bagagistes viennent récupérer nos valises afin de les amener directement en chambre. Une réceptionniste nous fait nous asseoir dans des fauteuils pendant qu’elle récupère notre dossier, petit accueil avec une serviette fraîche au senteur exotique pour nous rafraîchir accompagné d’un verre de jus d’ananas. Puis nous montons dans une petite voiturette de golf et elle nous amène jusqu’à notre chambre ... un bungalow pilotis ! Oui, oui au-dessus de l’eau ! 

Le bungalow pouvant accueillir 4 adultes est spacieux et décoré avec des matériaux locaux. Un salon avec coin nuit, bar et chaîne hi-fi. Une grande chambre avec télévision et bureau. Une salle de bain immense avec quatre vasques, grande baignoire, une douche surdimensionnée ... Des plaques vitrées au sol permettent d’observer la faune sous-marine à l'intérieur du pilotis (et même lorsque l'on prend notre bain !) et à l'extérieur sur notre terrasse. Nous avons un accès direct au lagon via une petite échelle. Nous sommes enchantés.

Vue de nuit
Vue de l’extérieur
Nous prendrons une bonne douche avant d’aller dîner dans un des restaurants de l’hôtel un repas polynésien : poisson cru au lait de coco, sashimi (fine tranche de thon rouge crue), patate douce ... Bref de bonne saveur et surtout très bien préparé ! 

Le lendemain matin c’est sous la pluie, le vent, une très forte houle et le froid (oui nous vous assurons qu’ici il peut faire froid surtout quand c'est un vent du sud provenant de l'Antarctique : glacial !) que nous nous préparons mais nous sommes dépités de cette météo capricieuse (merci El Niño !)! Nous avions réservé un bateau pour la journée pour découvrir à quatre le lagon, l’île principale et les motus ... Compte tenu du temps épouvantable nous décidons d’annuler notre réservation. Nous patientons et réfléchissons aux différentes activités que l’on peut faire sur place. 

Puis 30 minutes plus tard la météo a radicalement changé, laissant place à un temps magnifique. Il était un peu tard pour relouer notre bateau. Nous avons décidé de rester sur place afin de profiter de l’hôtel et du lagon au maximum. Suite aux éclaircies nous visitons l’hôtel, nous sommes sous le charme de ses allés verdoyantes, ces cocotiers (sans noix de coco qui sont soigneusement enlevées afin de prévenir de tout accident !), les arbustes à fleurs de toutes les couleurs, les jardins vert extrêmement bien entretenus. Et quel calme ! 


L'espace repas, détente et le coin piscine à débordement est également des plus relaxant. Le personnel vient nous offrir des gâteaux encore chaud. Nous dégustons un petit cocktail dans ce cadre merveilleux. C'est vraiment difficile les vacances !


Puis nous prenons de la hauteur à travers les allés menant à des bungalows et la magie opère immédiatement. Les décors de carte postale, le mythe n’est donc pas qu’un mythe. Entre ciel et lagon, c'est un voyage de couleurs. Un panneau bien évocateur nous fait sourire : One million dollars view (une vue à un million de dollars). 



Effectivement, quand nous atteignons le site, nous sommes sidérés : du rouge des arbustes, du vert de la végétation, du blanc de plage de sable, d’une multitude de couleur de bleu dans le lagon et au fond l’océan à perte de vue. 


Le soleil capricieux le matin aura finalement bien brillé toute la journée sous une grosse chaleur qui nous a amené à nous rafraîchir dans les eaux translucides (et un peu fraîche) du lagon ...

A suivre ...