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lundi 24 juillet 2017

L'Archipel des Australes

Après notre périple aux Marquises, nous sommes rentrés sur Tahiti quelques jours ...

La suite de nos vacances en famille devait se dérouler dans un tout autre archipel : les Australes ! "Si loin", c'est ainsi que nous pourrions les appeler les îles qui composent cet archipel. Et, comme son nom l'indique, c'est l'archipel le plus austral (ou méridional) de la Polynésie française.

Source : http://www.cartograf.fr/polynesie_francaise.php
Les îles sont au nombre de 7 et s'étirent sur 1300 kilomètres : Tubuai, Rimatara, Raivavae, Rurutu, Rapa, les îles Maria et Marotiri. A l'exception des deux dernières, cinq îles sont habitées dont l'une d'entre elles, Rapa, la plus éloignée n'est accessible que par bateau (desservie tous les 3 mois).

Source : http://voile-polynesie.com/navigation-3/australes/
Il s'agit d'îles hautes, d'anciens volcans entourés d'un récif barrière (à l'exception de Rapa). Le climat est un peu plus frais que celui de Tahiti (nous avons eu une nuit à 12°c lors de notre séjour) et le sol étant très fertile, c'est en quelque sorte le potager de la Polynésie française : culture du taro, patate douce, tapioca, manioc, pomme de terre, carotte, choux mais aussi tous les fruits tropicaux habituels. C'est le seul archipel qui peut faire pousser des pêches, pommes, poires et litchis.

Les litchis, si vous êtes un lecteur assidu, ils vous évoqueront sans doute quelque chose ! En effet, Rémi est venu à plusieurs reprises aux Australes, à Tubuai notamment, pour participer au Raid des Litchis. Vous ne vous souvenez plus ? A lire ICI et ICI !

L'Archipel est réputé en Polynésie française par son art de vivre, son artisanat réputé pour sa grande qualité : tressage, vannerie notamment. 

Nous avions prévu de visiter deux îles, Rurutu et Raivavae, mais par manque de temps, et comme nous étions dépendants des vols de la compagnie locale (très peu de liaisons entre certaines îles), nous n'avons pu visiter que l'une d'entre elle, Raivavae : un véritable bijoux que vous découvrirez prochainement ! 

Aller aux Australes c'est réellement sortir des sentiers battus puisque peu touristique, y aller c'est chercher l'authenticité et le calme. Le temps semble s'être suspendu, on passe la vitesse inférieure et Papeete semble bien loin ! A découvrir sans attendre ...

jeudi 8 décembre 2016

Raid des litchis 2016

C'est avec un nouveau binôme que je me suis attaqué à mon troisième Raid des litchis de Tubuai aux Australes.


Au vu des coureurs déjà rencontrés nous savons d’ores et déjà que la première et deuxième place sont déjà prises. Une troisième place est envisageable mais nous ne connaissons pas les autres coureurs qui peuvent être plus fort que nous.


Nous partons donc dans le peloton de tête. Dès les premières secondes, les deux binômes favoris se détachent et on ne les reverra plus. Avec mon binôme Fabrice avant d'amorcer la première montée dès le 1er kilomètre de la course, nous nous efforçons de nous placer pour prendre provisoirement la troisième place. Fabrice se place devant moi dans la montée. Au fur et à mesure du dénivelé mon rythme cardiaque monte. Il a du mal à redescendre lors des phases de plat. Aie ! Je ne suis pas dans un grand jour, la course va être difficile. Je garde espoir d'un mieux au fil des kilomètres je reste accroché a mon binôme, et monte à la limite de mon potentiel du moment. Derrière quelques équipes s'accrochent.

Nous arrivons en haut, je suis dans le "rouge". Je ne suis plus lucide et j'ai quelques vertiges... il faut ralentir dans la descente afin que je récupère, j'en informe Fabrice puis je m'alimente, boisson énergétique et prise de gel.  Durant la première partie de la descente, nous nous faisons doubler par deux équipes, dans ma tête "nous voilà 5eme". Je profite dans la deuxième partie de la descente qui est beaucoup plus roulante (moins pentue) pour me refaire une santé.

Nous arrivons en bas pour une boucle de 12 km . Notre expérience des courses sur plat peut jouer en notre faveur. Nous avions espéré rattraper une équipe durant le plat, mais à notre grande surprise nous revenons sur les deux équipes dès les premiers kilomètres, et nous les doublons sans aucune difficulté. Nous revoilà à la 3eme place et tentons d'agrandir notre écart avec eux car le plus dur reste à faire et je sais que je vais souffrir au vu de ma forme du jour. Je commence à cogiter, je sens que la troisième place va être compliquée a défendre, j'en informe mon binôme, il me rassure et crois en nos chances.

La dernière montée arrive en vue. Comme lors de la première année, je sens des crampes arrivés, il reste encore 10 km de montée et de descente (500 mètres de dénivelé positif).  Je vais passer les 10 kilomètres les plus durs de ma vie. Malgré les crampes je force mon corps à continuer, j'ai mal. Fabrice s'occupe de me ravitailler et regarde de temps en temps si personne ne revient de l’arrière.

Les crampes se succèdent : pied, cheville, genou, cuisse, arrière de la cuisse, mollet... Je continue en souffrance. Par deux fois mon corps ne peut plus avancer, tétaniser je crie de douleur et Fabrice vient me décoincer les muscles, je repars au "mental". La dernière descente arrive enfin, roulante, rapide, mais j'avance à une allure ridicule, j'essaie de relancer.

Nous arrivons enfin en bas de la dernière descente, enfin presque. Il manque 300 mètres, 300 mètres de trop, je me sens partir en avant, me rattrape avec une main, tombe sur le dos et me retrouve assis par terre. Je ressens une légère douleur à la cheville, j’appelle Fabrice il faut que je me relève, mais je ne peux pas, mes jambes sont à nouveau tétanisées. Je pense immédiatement aux équipes derrière qui doivent nous rattraper. Il faut que je me relève. Je me relève et repars grimaçant. Une dame, qui m'a vu tomber, me demande de m’arrêter et de m’asseoir. Je lui réponds " non je ne peux pas m’arrêter !"

Il me reste 4 km de plat. Derrière nous, toujours personne, et enfin la dernière ligne droite en vue au bout de 3h23 de course. Ça y est la troisième place est pour nous. Nous franchissons la ligne d'arrivée main dans la main et je m’écroule par terre les jambes tétanisées, les secours viennent autour de moi pour me relever. 


Nous attendons l’équipe a notre poursuite, et nous constatons avec surprise qu'elle termine loin derrière nous avec 9 min d’écart.


Après avoir ôté mes baskets, je me rends compte d'un œdème à la cheville gauche. Je me rend au poste de secours, qui me prodigue les premiers soins (il s'avère après être allé consulter un médecin suivi d'une radio, que je me retrouve avec une belle entorse a la cheville).

Apres 6h de course, toutes les équipes sont arrivées.

samedi 13 décembre 2014

Le Raid des Litchis

Il y a quelques temps, nous vous avions évoqué le fait que Rémi allait participer à une course, le Raid des Litchis, situé à Tubuaï. Tubuaï est une des îles de l'archipel des Australes. Les dernières terres le plus au sud avant l'Antarctique...

Les Australes en Polynésie française
Ce raid devait se faire par équipe de deux, sur une distance de 28,7 kilomètres. Rémi a décidé de participer à cette course avec un de ses collègues de l'Armée de l'Air (moniteur de sport). 

Ils ont décollé le vendredi matin, la course ayant lieu le samedi matin (départ de la course à 6h) puis sont revenus le dimanche midi. 

Tout été remarquablement bien organisé. A la sortie de l'avion, accueil traditionnel avec un collier de fleurs, et rapidement on leur a donné leur dossard pour le lendemain. Tous les participants ont eu droit à un briefing dans une salle, chaque personne ayant participé à l'organisation de la course a été sité et remercié. C'est dire qu'ici, c'est l’événement de l'année (et cela se confirmera le lendemain, après la course !).

A l'arrivée aux Australes
Une "pasta party" a également été organisé le vendredi soir pour l'ensemble des participants. Le soir venu, toutes les équipes ont regagné leurs chambres, et préparé leurs affaires et se sont couchés de bonne heure (un bus venait les chercher le lendemain à 5h du matin, pour les amener sur le lieu du départ).

Voilà, le samedi 29 novembre tant voulu pour Rémi. Le départ de la course fut donné à 6h du matin comme prévu.

A l'échauffement

Sur la ligne de départ ! Plus que quelques secondes !
"Après le départ nous savions qu'il y avait 1 kilomètre à parcourir avant d'attaquer la première montée de 400m de déniveler positif. Donc nous avons décidé de partir assez vite sans trop non plus forcer au vu des 28 km restants. Nous nous sommes rapidement placé en fin du peloton de tête en 8ème position".

Quelques minutes après le départ, l’écart se creuse déjà entre les participants
"La montée, une des principales difficultés du Raid, fut aisément gravie grâce à nos durs entraînements au Mont Marau (1H15 de pure montée). Mon expérience des 10 km m'a permit de très bien gérer le début de course car plus bas en vitesse pure. Une fois atteint le sommet nous entamons une belle descente sur un chemin dans les pins " très bonne sensations ". Replat aux 10 km, la suite sera de la pure relance, faux plat descendant, faux plat montant, sentier dans la forêt".

Juste avant le 20 ème kilomètres
"Arrive enfin les 20 km , la barre de ma distance-record.  Record aussi pour mes jambes, 20 km et 1 mètre je sent des durcissements dans un mollet, aie je sens la crampe arriver. J'en informe mon équipier qui avec l’expérience professionnelle et les longues distances me conseille de boire, boire, boire, même si je dois m'en rendre malade... J’exécute ... Les crampes passent plus au moins. Deuxième ascension du même Mont mais dans l'autre sens. Montée horrible : les crampes reviennent sous les pieds, au niveau des chevilles, je suis obligé de monter en pas chassé pour éviter d'être bloqué des chevilles. Je bois, je bois, je bois, les crampes passent la nausée revient. 24ème kilomètres nous sommes au sommet du Mont, début de la dernière descente, résultats : crampe au genou, je bois, je bois, je bois, les crampe passent j'ai de nouveau la nausée. Chemin roulant faux plat descendant je me sens accélérer, crampe à l’arrière des cuisses, je continue tant bien que mal, je gère la douleur. 26ème kilomètres : fin de la descente, à nouveau du plat. Crampes dans le mollet et la cuisse droite, ma jambe se tord d'elle-même sur la droite, je ne peux plus courir je ne peux plus marcher, je m’arrête de douleur. Je bois encore et encore. Derrière une équipe revient au loin , je reprends un footing très lent, j'avance lentement mais j'avance. Je bois, je bois, je bois. Dernier kilomètre sur la plage au bord de l'eau, l'allure revient un peu les crampes on un peu disparut, dernière ligne droite sur le bitume : 500 mètres. Je me retourne, ils ne reviendront pas sur nous . Passage sous la banderole d'arrivée 3h20 ! Superbe course, et parcours, mais les 8 derniers kilomètres ont été un calvaire, très dur mentalement mais heureux de la performance accomplit". 

Çà y'est !
Ils ont donc réussi à boucler les 28.7 kilomètres du Raid des Litchis en 3h20, en arrivant 7ème au classement général, 1er de l'Armée de l'Air, et pour Rémi, 2ème du club d'athlétisme.

Ligne d'arrivée franchie !
Après une bonne douche sur place, il a pu applaudir les autres participants qui arrivaient au fur et à mesure. Les derniers arriveront au bout de 6h03 de course.

Après la course : déjà en forme !
En début d'après-midi était organisées plusieurs courses de chevaux sur la plage, suivi d'une course de pirogue. Toute la journée a été festive.



Après une bonne nuit de sommeil pour tous, viens l'heure de repartir sur Tahiti. Une dernière photo de groupe avant d'embarquer dans le casa. 

Avez-vous trouvé Rémi ?!
Direction Tahiti !
 Voici une petite vidéo résumant bien la journée du Raid. Regardez là en entier, on y voit les paysages, le parcours ainsi que l'ambiance de la course. On y voit par ailleurs Rémi à plusieurs reprises : 2 min 16 ; 3 min ; 6 min 30 (où les crampes sont là !)