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lundi 18 mai 2015

Jour 20 : Okiwi Bay - Christchurch

Etape du jour : Okiwi Bay - Christchurch

Kilomètre prévu : ? L'étape n'était pas prévue dans cette configuration
Kilomètre réel : 228 km

Météo : Des nuages le matin et en fin d'après midi. Soleil le reste du temps
Température : 10,5°c à 8h 

Itinéraire jour 20 : Okiwi Bay - Christchruch
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Avant-dernier réveil dans le camping-car. En effet demain dans la matinée nous le rendons. La température ce matin est douce mais un peu fraîche tout de même pour nous : 10,5°c à 8h.

Nous prenons la route pour le sud en direction de Christchurch. Nous longeons la mer. Des falaises font face à l'océan, des tunnels ont été creusés à l'intérieur pour la circulation automobile et la ligne ferroviaire que nous suivons. La météo est grise mais nous apercevons au loin les rayons du soleil et le ciel bleu.

Nous atteignons rapidement Kaikoura, ville de 4000 habitants encore endormis (décidément toutes nos visites de ville se font aux aurores !). Ici la tradition de la mer prédomine : pêche (langoustes, coquilles Saint-Jacques, crevettes), tourisme axé sur l'observation des cachalots, des dauphins, des otaries, des albatros et même des orques (bon pour cette dernière information, nous n'en sommes pas bien sur, mais c'est ce que nous avons compris en tout cas). D'ailleurs la petite ville porte très bien son nom : "Kai", nourriture et "Koura" langouste en langue maori.


La rue principale bien que désertique nous donne l'impression d'une ville très touristique en période estivale et les immenses parkings ne font que confirmer cela.

Nous poursuivons notre route vers le sud. Le paysage change, nous ne longeons plus l'océan. Nous sommes à présent davantage dans les terres, entre les collines. Nous revoilà dans de vastes landes, ce paysage qui nous a tant séduit dès les premiers jours.



Nous arrivons sur Christchurch aux alentours de midi. C'est la plus grande ville de l'île du sud (la seconde du pays) avec 370 000 habitants. La ville a été sévèrement touché par un tremblement de terre de magnitude 6,3 sur l'échelle de Richter, le 22 février 2011, faisant 180 morts et les marques de ce désastre sont encore bien présente. Partout des grues, la ville se reconstruit complètement. Nous assistons ébahis à cette triste réalité : des rues et même la plupart du temps des quartiers entiers ont été ravagés, démolis et même parfois complètement rasés. Partout du vide, aucune continuité entre les bâtiments. Nous apprendrons que presque 800 bâtiments seront détruits.




Certains bâtiments dont de petites tours de bureaux sont encore debout, mais vide. Les vitres ont disparu, des plaques en bois bloquent l'accès et surtout des panneaux indiquent la dangerosité du site.

La cathédrale a été également très durement touchée...D'après ce que l'on a pu comprendre, elle sera rasée elle aussi... Ce qui nous a encore plus étonnés c'est le vide sidéral sur plusieurs centaines de mètres et parfois un bâtiment en plein milieu a pu être épargné. 




La New Regent Street par exemple est à proximité immédiate de la cathédrale et n'a subi aucun dégât. Cette rue piétonne de style mission espagnole des années 30 abrite un grand nombre de petits commerces, cafés, ventes de cookies... La ligne de tramways, longue de 3 km et qui traverse le centre-ville passe d'ailleurs dans cette rue. 



Afin de ne pas rendre la ville si triste, partout des structures et du mobilier urbain original et coloré. Souvent, les artistes ont utilisé des matériaux récupérés des vestiges de cette dramatique journée et ainsi ils les mettent en scène, pour ne pas oublier.

Où est l'avant et l'arrière de cette voiture ? Oui il y a deux avants !
Et comme pour montrer que non la vie et la ville ne s'arrête pas pour autant, la ville a crée en centre-ville un quartier nommé "Re-Start" : "Redémarrer", "Reprendre". Tout un symbole bien évidemment. "On efface tout et on recommence". Ce quartier nous a tout de suite séduits : coloré, vivant et original ! Ici pas de bâtiment en dur mais un quartier fabriqué avec des containers. A l'intérieur de ces derniers : des boutiques de vêtements, des restaurants bon marché, des pubs/cafés... C'est convivial et attrayant. Paris réussi ! Nous pensons très probablement que ce quartier à l'origine devait être que provisoire. Selon nous à présent, son identité est tellement forte qu'il restera certainement présent bien après la reconstruction de l'ensemble du centre-ville. En tout cas, nous garderons une jolie image de cette ville en pleine reconstruction notamment grâce à ce quartier.



Nous dormirons ici ce soir pour notre dernière nuit sur l'île du sud après 20 jours de route. Demain nous allons rendre le camping-car heureux d'avoir pu vivre cette merveilleuse aventure dans ce pays extraordinaire. Une aventure très riche !

dimanche 17 mai 2015

Jour 19 : Kenepuru Sound - Okiwi Bay

Etape du jour : Kenepuru Sound - Okiwi Bay

Kilomètre prévu : ? Jour supplémentaire, non prévu au programme
Kilomètre réel : 206 km

Météo : Pluie toute la journée
Température : 15°c à 8h

Itinéraire jour 19 : Kenepuru Sound - Okiwi Bay
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Réveil matinal comme chaque matin. Nous sommes restés calés sur nos horaires de Tahiti. Il fait particulièrement doux : 15°c. Une fois de plus nous apprécions la douceur de la façade nord de l'île du sud. Toutefois, la pluie est présente...


Nous nous mettons en route vers 8h, nous prenons la direction de Picton. C'est la ville d'entrée de l'île du sud par bateau depuis Wellington, qui est la capitale de la Nouvelle-Zélande, et qui est située sur l'île du nord. Picton est nichée entre l'océan, le détroit de Cook et les collines. La ville, à notre arrivée, s'éveille à peine. Les boutiques ont encore les volets clos.



Une large artère amène au front de mer : espace vert et port de plaisance animent cette ville. Nous ressentons le dynamisme de Picton. Elle nous séduit bien qu'elle soit encore complètement endormis vue l'heure matinale (7h30 heure locale) et la période de l'année (automne). 




Nous reprenons la route (toujours sous la pluie) pour cette fois-ci descendre la côte est vers Bleinheim. En chemin nous emprunterons la route des vins dans la Wairau Valley. C'est ici que se trouvent les 3/4 de la production de vins de la Nouvelle-Zélande. Il y a 30 ans rien n'existait et aujourd'hui 70 chais prospèrent dans des plaines (ce qui nous a un peu surpris puisque nous sommes habitués à voir des vignes sur des coteaux). Les néo-zélandais sont très exigeants et recherchent plus la (très bonne) qualité que la quantité. Ici : sauvignons blanc, chardonnays, pinots noir, riesling, cabernet, merlot ... Il y a du choix. D'ailleurs parmi les producteurs, il y a des noms francophones ... et effectivement bons nombres de viticulteurs français sont venus s'installer ici. L'automne étant là, les vendanges sont terminées et les feuilles des vignes se dotent de diverses couleurs : vert, jaune, orange et rouge. Malheureusement la pluie est de la partie. Nous ne ferons pas d'arrêt dégustation, nous avons encore de la route à faire et puis de toute manière nous ne pouvons pas repartir sur Tahiti avec de l'alcool (sauf au Duty Free).


Nous atteignons Bleinheim en fin de matinée. Nous faisons le tour de son centre où apparaît un joli jardin et une tour de l'horloge dans un petit parc, le Seymour Square. Malgré tous les sites touristiques des alentours la ville ne semble pas tirer parti de ce développement. 


Nous déjeunerons un peu plus au sud de Bleinheim face à l'océan dans un endroit sauvage entouré de mouettes. La pluie (et le vent ici) ne nous quitte décidément pas. Les paysages sont faits de collines désertiques, les fameux paysages lunaires qui nous ont tant fascinés dès le départ : les landes ! Il y a de ça quelques kilomètres nous étions en plaine avec des vignes à pertes de vue entourés d'arbres et de haies...la Nouvelle-Zélande nous étonne encore !




Nous nous déciderons de nous arrêter dans l'après-midi à 100 kilomètres au sud de Bleinheim à Okiwi Bay à proximité de la plage, pour nous détendre (toujours sous la pluie) et passer notre 19ème nuit dans le camping-car. Aujourd'hui fut sans doute la journée la plus triste de notre séjour. Nous n'avons presque pas pris de photo tant la pluie était importante...

samedi 16 mai 2015

Jour 18 : Nelson - Kenepuru Sound

Etape du jour : Nelson - Kenepuru Sound

Kilomètre prévu : 115 km
Kilomètre réel : 220 km

Météo : Très couvert et brouillard toute la journée
Témpérature : 15°c à 8h30

Itinéraire jour 18 : Nelson - Kenepuru Sound
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Nous avons très bien dormi cette nuit. La température est très douce ce matin, c'est agréable de ne pas se réveiller frigorifié dès le réveil : 15°c ! Le nord de l'île du sud est réputé pour son climat très doux à longueur d'année. 

Nous déjeunons, la ville se réveille doucement. Nous commençons à l'explorer. Nous longeons la Maitai River, le cours d'eau traversant la ville, lors des journées chaudes, cela doit être agréable de venir se promener ici. Nous passons devant Riverside Pool, une piscine moderne se cache derrière une façade ancienne.


Nous atteignons la Botanic Reserve, c'est ici qu'a eu lieu le premier match de rugby du pays en 1870. D'ici démarre de petits sentiers menant notamment à un point de vue au sommet d'une colline : "le centre de la Nouvelle-Zélande". De là nous avons un panorama sur la vallée, la baie et la Maitai river.


La ville a un centre très compact avec de très nombreuses boutiques offrant un large choix. C'est une ville réputée pour bons nombres d'artistes comme en témoignent les nombreuses galeries et ateliers que nous avons pu découvrir au fil de notre visite. C'est une ville agréable, dynamique, elle nous plaît beaucoup. 


Nous la quittons pour atteindre les Marlborough Sounds. Nous empruntons la nationale 6 et bifurquons un peu avant Rai Valley. D'ici à French Pass, le bout de la route, 60 kilomètres. Au départ la route est plutôt plane puis en arrivant à Okiwi Bay, au bout d'une vingtaine de kilomètres, la route s'élève et commence à serpenter dans la forêt. Nous ne pouvions pas dépasser les 50 km/h, tant les virages étaient importants et rapprochés. La route paraît interminable. Puis la route goudronnée s'arrête et laisse place à une gravel road. Un panneau indique à cet endroit "French Pass 24 km". Alors là, nous savons que ça va être long : 24 km de gravel road ! Oui mais les paysages ont changé, ils deviennent plus ouverts.


Nous sommes toujours sur les flancs de montagne où cette fois-ci il n'y a plus de forêt et plus d'arbres. En contrebas des pentes nous observons des baies, des criques, des bras de mer et partout sur les collines des moutons par milliers ... des paysages époustouflants ! Qu'est-ce que ça doit être beau avec un rayon de soleil !

Nous oublions rapidement les centaines de virages effectués avant, ça vaut le coup de parcourir ses kilomètres pour découvrir ses paysages ! Nous traversons une série de ponts canadiens : nous voilà sur la gravel road avec vaches, moutons et brouillard ! Sommes-nous en Ecosse ? En Irlande ? Nous adorons !




Enfin nous atteignons French Pass, petit village aux allures du bout du monde (de quoi peuvent-ils bien vivre en étant si loin de tout ?) faisant face à l'île d'Urville (nommé ainsi en l'honneur de l'explorateur Dumont d'Urville). Le détroit entre les deux connaît des courants entrants/sortants très violant. Nous déjeunons ici avant de reprendre la route en sens inverse, toujours aussi fasciné par la beauté des paysages.



Petit cours de géomorphologie (étude des formes de la terre). A l'origine il y avait tout un réseau de vallées creusées par des cours d'eau. Une succession de glissements de terrain et un affaissement du socle continental ont permis à l'océan de submerger un grand nombre de terre. A cela s'est ajouté la variation du niveau de la mer à la fin de la dernière ère glaciaire, ont ainsi donné ces formes à ce littoral très découpé.


Nous quittons collines et moutons puis arrivons à Rai Valley. Nous nous retrouvons à nouveau sur la Nationale 6. Direction Havelock, petite commune de 500 habitants qui s'est autoproclamé capitale de la moule verte. Pour la dégustation nous passons notre tour, nous ne sommes pas très copain avec les moules !


D'ici nous bifurquons sur la route pittoresque de Queen Charlotte Drive. Nous faisons à peine 1 kilomètre et les virages à épingles recommencent. Décidément ! Mais nous tournons, nous reprendrons cette route demain matin.

Nous allons nous enfoncer une fois de plus dans les Sounds dans le courant de l'après-midi, où nous nous garons et dormirons une fois de plus, la tête sous les étoiles, avec une vue sur un bras de mer. 

vendredi 15 mai 2015

Jour 17 : Takaka Hill - Nelson

Etape du jour : Takaka Hill - Nelson

Kilomètre prévu : 105 km
Kilomètre réel : 259 km

Météo : Un peu nuageux le matin mais ensoleillé le reste de la journée
Température : 2,5°c à 6h

Itinéraire jour 17 : Takaka Hill - Nelson
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Ce matin nous nous réveillons tôt, à 6h. Il faisait froid : 2,5°c. Nous nous sommes mis en route pour descendre les 11 km de gravel road. En roulant, nous avons mis le chauffage à fond ce qui a permis de réchauffer l'atmosphère. Peu avant de rejoindre la grande route, nous nous sommes garés pour déjeuner. Il faisait bon dans le camping-car. Très appréciable de déjeuner avec un peu de chaleur, d'habitude nous sommes parcourus de frissons et à chaque mot prononcé de la fumée sort de notre bouche. Nous apercevons les premières lueurs du jour.

Nous prenons la direction de Farewell Spit, qui est la partie la plus au nord de l'île du sud. Nous traversons de joli paysage où la journée n'a pas encore commencé. Tout est calme et une légère brume matinale recouvre les vastes pâturages.

Nous atteignons Puponga vers 8h. Nous empruntons de nouveau une gravel road sur 1 km avant de nous garer au terminus de la route. D'ici démarre plusieurs randonnées allant de 5 minutes à 4h de marche. 

Nous commençons à marcher sur une longue plage (marée basse) sur 4 kilomètres.



Elle se poursuit encore mais l'accès n'est pas autorisé, au moins de venir avec un prestataire pour une excursion. En effet, Farewell Spit est une longue langue de sable de 35 kilomètres. C'est un site naturel ayant obtenu le statut de zone humide d'importance international. Ici, vous pouvez rencontrer des oiseaux migrateurs de l'hémisphère nord.

Au bout de ces 4 kilomètres de marche, un panneau nous indique la direction à prendre : il faut traverser un champ de dunes. Des dunes à perte de vue ! Superbe.




Il faut avoir de bons yeux pour trouver les panneaux ci et là qui indiquent par où passer...car même s'il n'y a pas de panneau, il faut grandement éviter de marcher à travers les dunes, ça les fragilisent et ça peut changer tout l'équilibre d'un territoire. 

Après avoir bien suivi les panneaux, nous voilà au bout d'un bon quart d'heure de marche face à la mer de Tasman.  A droite, Farewell Spit et à gauche, la plage a perte de vue ! Il faut remonter la plage sur 4 kilomètres, en longeant les dunes. Cette fois-ci, ça nous paraît interminable. Le sable est par endroits mouvants, mais la plupart du temps le sable est sec et mou, ce qui rend la marche difficile, contrairement à la première partie qui était dure !


Enfin nous apercevons sur notre gauche un petit panneau au sommet d'une dune. Nous bifurquons et trouvons un sentier qui aboutit sur notre première plage et la marée entre-temps et montée laissant à peine un petit mètre pour passer. Nous voilà par endroits à escalader un monticule de bout de bois que la mer a apporté.

Nous atteignons le camping-car fatigué (et affamé) après 12 km (et non 8 !) à marcher dans du sable. Si après ça on dort mal ce soir ....

Après avoir déjeuné, nous reprenons la route vers Wharariki Beach. Nous traversons à pied (et oui nous sommes de nouveau opérationnel) de grandes collines puis une série de dunes.



Les vagues ont sculpté des cavités dans des îlots rocheux. La marée étant haute nous ne les voyons pas mais la plage est spectaculaire : jeux de dunes de sable, piscine naturelle grâce aux rochers qui retiens l'eau à marée basse, îles rocheuses et d'énormes rouleaux venant se fracasser dessus.



Nous restons un petit moment ici avant de rebrousser chemin et de reprendre la route vers l'est. Nous repassons à proximité de Takaka Hill, là où nous avons dormi hier soir. Nous atteignons en fin d'après-midi, la ville de Nelson que nous visiterons demain, où nous allons passer une bonne nuit.