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vendredi 19 juin 2015

Trail au Mont-Marau : 18 km

Rémi n'est pas qu'un rameur. Bien au contraire il est surtout un coureur de fond et un trailleur, c'est-à-dire un coureur de trail (course sur longue distance en milieu naturel). D'ailleurs ici beaucoup le reconnaissent et l'interpellent : "ce n'est pas toi qui cours toujours ?" (si si, véridique et on y a droit assez souvent d'ailleurs !). Marie, elle s'est "la fille en VTT".

Ce mardi, il a participé au trail organisé par l'armée au mont Marau. Au programme : 1000 mètres de dénivelé positif et 1000 mètres de dénivelé négatif sur un total de 18 kilomètres. Ca ne parle sans doute pas à tout le monde mais les randonneurs et coureurs peuvent comprendre que c'est plutôt costaud ! C'est un parcours que nous connaissons bien, nous nous entraînons (enfin surtout Rémi) chaque semaine sur ce mont.

Départ pour la cinquantaine de courageux sportifs a 7h30, à "la fraiche" (24°c). Rémi s'est immédiatement positionné en tête de course. Le parcours il le connaît très bien, il sait où sont situés les parcours piégeurs et où beaucoup se mettront dans le rouge ! 

Très rapidement Rémi se rend compte qu'aujourd'hui est un jour sans. C'est certainement la hantise de tous les coureurs (et sportifs en général). Il a du mal à avoir des sensations dans les jambes, il avance mais n'a pas le "jus" nécessaire pour avancer et relancer comme il le voudrait. Forcément cette impuissance face à ce corps qui ne réagit pas comme on le souhaite est très difficile psychologiquement. C'est la première fois qu'il souffre autant lors d'une course. Fatigue ? Alimentation pas assez importante les jours précédents la course ? Peu importe ... toujours est-il que c'est pesant pour lui. Il fait comme il peut.

Au bout d'1h50 il passe la ligne d'arrivée, très déçu de sa contre-performance. Il termine malgré tout 5ème au classement général et 3ème de sa catégorie, ce qui lui permet de monter sur une marche du podium. Il se consolera ainsi avec une médaille...




mardi 12 août 2014

Ascension du Mont Marau

Samedi matin, réveil aux aurores : aujourd'hui nous partons faire l'ascension du mont Marau. Une des rares randonnées libre d'accès sur Tahiti. La randonnée n'est pas un secteur très développé, alors qu'il y a d'énormes possibilités. L'explication : il est rare que les terres n'appartiennent pas à quelqu'un, du coup : soiton doit payer l'accès, soit on doit demander les autorisations en mairie, soit on doit faire les randonnées avec un guide (et donc le payer), parce que le chemin d'accès n'est ni indiqué ni tracé ! 

Toujours est-il que le temps est clair en début de journée, les sommets sont sous les brumes matinales, Moorea est totalement dégagé. Pas un petit nuage pour nous embêter et décider de ne pas faire cette ascension. Sac à dos, chaussures de randonnées, bâtons, altimètre, carte, appareil photo : c'est parti !

La vue depuis l'appartement, on ne s'en lasse pas ... Moorea !
Avant de commencer à marcher nous prenons le 4x4. C'est parti pour 10 kilomètres de grimpette. Nous passons devant la décharge municipale de Faa'a, puis à partir de là une route nous mènera jusqu'à l'antenne TV de Tahiti, point de départ de la marche. Les pluies ayant dégradé très fortement la route, c'est dorénavant une piste en terre avec d'énormes trous et crevasses. Nous sommes bien contents d'avoir investis dans un 4x4, il monte très facilement, bien que nous sommes tout de même secoués. Pendant cette première ascension, nous croisons de nombreux jardins et cultures maraîchères. La végétation y est abondante, les troncs sont parfois énormes et la hauteur de certains arbres est gigantesque ! Bref, une végétation tropicale dans toute sa splendeur.

Nous passons devant le radar de Tahiti et le centre hertzien. Nous nous y garons, c'est ici, en fin de piste, que commence notre randonnée.

Un panneau indique qu'il faut 3h pour faire l'aller-retour, sois 1h30 pour atteindre le mont Marau. Déjà, première surprise, puisque notre livre de randonnée indique que 45 minutes suffisent pour l'atteindre. Seconde surprise, concernant l'ascension, jugé "très difficile" selon le panneau, le guide lui précise " randonnée sans grandes difficultés". Bon ! Qui croire ? Nous sommes bien équipés, avec suffisamment d'eau et de gâteaux en cas de difficultés. Habitués à faire de longues et difficiles ascensions des différents pics dans les Pyrénées, cela ne nous fait pas peur...


On avance, et là, nous sommes envahis par les nuages.

Nous sommes surpris par l'abondance de la végétation tropicale partout présence jusqu'aux plus hauts sommets. Le petit "sentier" que nous empruntons à peu de traces de coupe-coupe : les fourrés sont quasiment impénétrables. L'humidité y est tellement importante que les fourrés nous ont trempés jusqu’aux bras ! Des vallonnements se succèdent, montées et descentes, certaines accusées.

L’antenne de Tahiti.
Le sentier est là dedans, oui, oui !

On marche sur un sol meuble parmi les fougères griffantes (nous sommes parti en short, du coup nos chaussettes ont été fortement utiles pour épargner nos jambes) et la mousse. Quelques roches et racines rendent parfois l'ascension plus difficile, avec notamment quelques passages raides où la présence de câbles et de corde assure une aide bien précieuse.

Sur la crête 

La visibilité sur la crête est réduite, mais nous y voyons bien suffisamment. Nous devinons lors de certains passages des pentes très vertigineuses de part et d'autres de la crête très étroite sur laquelle nous nous trouvons. La vue doit être magnifique par temps dégagés !

Ligne de crête 
Pendant 10 secondes, nous y avons cru ... mais non !

Après 1h30 d'ascension, nous voilà arrivé au sommet du mont Marau à 1493 m d'altitude et nous y voyons ... rien ! Nous savons que de là nous avons une vue imprenable, mais nous ne distinguons pas grand-chose à part notre crête !

Au sommet !
Viens le temps de faire demi-tour. Le retour se fera en grande partie sous la pluie, sur chemin glissant, alors qu'à 1500 m plus bas, le soleil rayonne (mais nous ne le savons pas encore !).




La difficulté de ce Mont ne réside pas dans le dénivelé, bien qu'il y ait des pentes très abruptes ! C'est la végétation luxuriante qui empêche ou rend très difficile la progression : devoir monter les jambes jusqu'à hauteur de l'estomac peut très vite devenir un calvaire, surtout pour une personne non entraînée. Cette ascension ne peut pas être à la portée de chacun (surtout si le sentier n'est pas débroussaillée) et notamment des enfants ou personnes assujettis au vertige. Prévoir une bonne chaussure de randonnée et non des baskets, le chemin humide est très glissant.

Ascension à refaire, par temps dégagé pour savourer pleinement les paysages après l'effort fourni et le bonheur ressenti à l'arrivée au sommet ...

L'heure du repos ...