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dimanche 6 août 2017

Raivavae : motu piscine !

Si l'envie d'être seul au monde vous prend alors que vous êtes déjà sur une île du bout du monde (une des dernières avant l'Antarctique, il faut le rappeler !), alors vous aimerez sans doute jouer au Robinson sur un motu ! Nous nous sommes régalés tous les cinq ! 

Cet article est surtout présent pour la beauté des yeux ! Il n'y a rien de plus à ajouter, admirer et laissez votre imaginaire faire le reste ... A noter, par rapport aux photos ci-après, que selon l'heure (le soleil montant, au zénith...), les couleurs varient et c'est aussi ça toute la magie de ces merveilleux paysages !






Alors vous aussi ça vous a donné envie d'y aller ?

dimanche 9 octobre 2016

Tikehau, l'île du dépaysement au sable rose

Lors de notre séjour sur Tikehau, nous sommes partis découvrir toutes les merveilles que la nature peut nous offrir, en vélo mais aussi en bateau...

Cet atoll est également appelé "l"île au sable rose". Ce joyau de la nature offre en effet deux palettes de couleurs à ses plages : blanche et rose ! Il faut le voir pour y croire.



Après avoir navigué pendant une grosse demi-heure, nous avons atteint l'île aux oiseaux, l'îlôt Puarua situé au milieu du lagon. C'est ici que vivent des milliers d'oiseaux en toute tranquillité. Ce site protégé est un havre de paix pour toutes les espèces s'y trouvant. Certaines, faute de prédateurs, ne prennent même pas la peine de construire un nid dans les arbres. On les observe à même le sol. Superbe moment !




Par la suite nous sommes allé déjeuner sur un motu privé qui invite à une saine quiétude, une contemplation sans égal dans un environnement unique. Eau cristalline, cocotiers, sable fin, requins à pointe noire, des milliers de poissons. Bref, un motu paradisiaque isolé de tout où l'on se prend pendant quelque heure pour Robinson... Le paradis sur Terre existe vraiment ? Tout est possible.


Le poisson juste péché fut grillé devant nous... et on le mange avec les doigts, c'est encore mieux. Bon, par contre nous avons également attiré toutes les mouches du motu !



Pendant ce temps-là Hinatea nous suit toujours, calme et détendue. Éveillée comme jamais, elle observe tout. Une véritable globe trotteuse. Durant toutes ses vacances, et ce malgré des températures parfois élevées, surtout ici à Tikehau, elle n'a jamais été grognon. Heureusement elle adore boire de l'eau, ce qui nous permet de bien l'hydrater entre deux biberons. Comme quoi, il est tout à fait possible de voyager dans des endroits chauds avec un nourrisson.


Tikehau possède également une curiosité géologique : des blocs de coraux fossilisés et déchiquetés. Ils forment une muraille naturelle et certains blocs s'élèvent à plus de 3 m au-dessus du niveau de la mer. Une légende, celle d'une jeune et belle fille prénommée Hina y est associée : lorsque l'on tapait sur la roche, celle-ci résonnait, ce qui faisait venir les vagues qui remplissaient alors le petit bassin dans lequel Hina, la jeune fille légendaire venait prendre son bain...

Une partie de la cloche de Hina 
Toutes ses merveilles que la nature nous offre, il faut les préserver pour les générations à venir... C'est bien de le dire (et surtout d'agir) mais encore faut-il le voir pour prendre pleinement conscience des enjeux. L'exemple le plus basique du contraste avec nos vies de "métro", c'est l'eau. Sur ces atolls, il n'y a pas d'eau de source, alors ils récupèrent l'eau de pluie. Pensez à ça la prochaine fois que vous laisserez couler l'eau du robinet. On y pense pas toujours car pour nous c'est "normal" d'avoir de l'eau qui sort du robinet et d'avoir la possibilité d'une eau froide ou chaude à convenance. Ici s'ils ne disposent pas de chauffe eau solaire, alors l'eau sera froide lorsque vous irez prendre votre douche (on a beau être sous les tropiques, on apprécie la douche chaude !). Toutes les denrées arrivent par bateau...Alors on oublie vite la viande rouge, les produits frais se résument aux poissons du lagon (midi et soir). Malheureuse est la personne qui n'aime pas ça... On voit la vie autrement, la vie de ces habitants dépend de la nature, ils vivent en osmose. Ils sont heureux de cette vie. Ils nous la font vivre. Un délice d'une vie simple sur un atoll préservé ...


samedi 8 octobre 2016

Tikehau, petite merveille des Tuamotu...

Après neuf jours passés dans l'Archipel de la Société, nous mettons le cap à l'est vers l'Archipel des Tuamotu. Pour cela nous reprenons le bateau pour rejoindre l'aéroport de Raiatea. Vingt minutes de vol plus tard nous faisons une escale à Bora-Bora d'une demi-heure avant de redécoller pour atteindre Tikehau, île encore méconnue pour nous.

Située à 300 kilomètres au nord-est de Tahiti (1h de vol), Tikehau n'est pas une île haute. Tout comme ses îles soeurs, l'ensemble des îles qui composent cet archipel soit 77 îles ("tuamotu" signifiant îles nombreuses en tahitien) sont des îles basses coralliennes : des atolls.



Tikehau a la forme d'un anneau presque ovale. Un récif long de 80 km au total, un lagon intérieur faisant presque office de mer intérieure de 26 kilomètres de diamètre. Le nom de l'île (prononcé "tiké how") viendrait d'une légende ancienne. Tii, un homme et sa femme Hau attendaient un enfant. Si c'était une fille, ils avaient convenus de l'appeler Hau. Si c'était un garçon, ce serait Tii. Ce fut un garçon mais les parents optèrent finalement pour Tiehau signifiant "aller chercher la paix". Puis Tiehau fut changé en Tikehau, "atterrissage paisible".


550 habitants vivent en toute quiétude sur ce petit bout de terre émergée au milieu du Pacifique. L'unique village de l'île, Tuherahera concentre presque l'ensemble de la population (quelques personnes vivent sur d'autres motu). On y trouve deux épiceries, un snack, une infirmerie, un bureau de poste, une école (dès le collège les enfants doivent quitter l'île pour poursuivre leur scolarité) mais pas de banque, ni de distributeurs de billets. Il faut alors venir avec suffisamment d'espèce ou détenir un chéquier local. L'atoll fut à plusieurs reprises balayées par des cyclones, on y trouve alors au centre du village, un abri de survie.

L'abri de survie de Tikehau
L'activité économique de l'île est largement dominée par la pêche. C'est une des principales sources d'approvisionnement en poissons de lagon du marché de Papeete (jusqu'à 200 tonnes par an). Mais l'autre activité est la coprahculture. Le coprah extrait de la noix de coco est majoritairement destiné à l'Huilerie de Tahiti qui fera notamment du monoï. Sur place est fabriquée une huile dite vierge de coco  (100 à 150 litres par mois).

L'activité touristique est la troisième source économique de l'île...mais celà reste tout de même assez réduit, nous sommes bien loin des autres atolls touristiques tel que Rangiroa ou Fakarava. Une douzaine de pensions de famille permettent d’accueillir des touristes comme nous qui cherchent la tranquillité, la vie simple et calme des atolls mais également qui veulent découvrir les merveilles naturelles qu'abrite Tikehau...

A suivre ...

Notre pension 


NB : Nos photos ne sont pas retouchées ... le vert est bien vif tout comme la couleur du ciel ! 

mardi 27 septembre 2016

Quand Maupiti rime avec paradis (2ème partie)

La rencontre avec Maupiti, unique, magique et inoubliable...

Cadre paradisiaque, la parfaite carte postale. Le paradis s'il existe ressemblerait surement à celui là ...

Admirez encore ...









jeudi 8 octobre 2015

Fakarava : l'atoll entre ciel et mer (2ème partie)

C'est pour ses coraux préservés et cette faune et flore si remarquable que l’UNESCO à instauré dès 1977 une réserve de biosphère sur un atoll proche, Taiaro. Son extension a permis à Fakarava et 5 autres atolls d’y être inclu. Ainsi sur la partie occidentale de l’île on ne peut de ce fait rien y construire, ni pêcher. Les hommes se sont par ailleurs engagé à promouvoir un développement durable des îles, des activités comme que le tourisme et l’exploitation des ressources naturelles dont elles dépendent tel que la perliculture et la pêche.

Nous profitons donc de notre présence sur l'île pour aller s'intéresser davantage à cette réserve. Nous montons à bord d'un bateau avec d'autres personnes pour nous rendre au bout de 45 minutes de navigation sur la partie nord-ouest de l'île. Nous atteignons sous un ciel nuageux mais pas menaçant, l'île aux oiseaux : un îlot corallien, balayé par le vent, au milieu de l'immense lagon intérieur de Fakarava.


Autour de l’îlot, il y a ce que l'on appelle un jardin de corail c'est-à-dire des "patates" de corails en continue avec des poissons en pagaille ! Les deux polynésiens qui nous accompagnent nous indiquent qu'en plus il y a un tombant c'est-à-dire une paroi rocheuse suite au jardin de corail dont la profondeur varie mais en général on ne distingue pas clairement (voir par du tout) le fond. Nous nous équipons pour nous mettre à l'eau. Nous allons sans doute en choquer plus d'un mais, mais nous assumons : la mise à l'eau a été difficile, l'eau étant un peu froide !

Nous nageons afin de nous réchauffer. Là, la plongée est féerique : c'est une explosion de couleurs et de poissons. Le tombant est également clairement impressionnant. Nous distinguons les nuances de bleus jusqu'à ne plus voir le fond ! Les massifs coralliens sont exceptionnels. Très rapidement nous apercevons des requins à pointe noire, nous les suivons.




Nous remontons à bord du bateau. Nous atteignons quelques minutes plus tard un motu (îlot) où l'on passera un bon moment. Ici nous accédons à pied à un second lagon intérieur. Une belle étendue de vert et de bleu, d'un agglomérat de coraux formant un sol blanc. Image de carte postale type !


Pendant que nous nous promenons et prélassons dans le lagon, les polynésiens proposant cette sortie préparent un en-cas avec la pêche effectué pendant notre mise à l'eau précédente ... Noix de coco percée afin de boire l'eau de coco, morceaux de noix de coco, banane, ananas, orange ... et du bénitier au jus de citron. Rien que ça ! Le bénitier est un mollusque. Il est caractérisé par une coquille généralement massive. Le corps mou de l'animal, bleu la plupart du temps, dépasse de la coquille et se referme dès que l'on s'approche.


Nous reprendrons le chemin inverse en passant à proximité de la passe nord de l'île où nous seront sérieusement chahutés. Nous faisons de nouveau un arrêt au-dessus d'un jardin de corail avec tombant. Cette fois-ci, l'eau est nettement plus fraiche. Nous ne resterons pas bien longtemps dans l'eau, nous grelottons dans l'eau. Pourtant nous aurons la chance de voir des requins à pointe noire, et un nombre incalculable de poissons multicolores et même des mérous (l'eau étant assez trouble et le manque de soleil ne nous on pas permis de faire de superbes photos sous-marine) !


Nous avons également aperçu deux requins gris qui ont tourné un petit moment en dessous de nous, puis à notre niveau avant de filer dans la pénombre.

Requin gris
Requin gris
Puis nous rentrerons doucement sur la côte. Nous passerons le reste de la journée à flâner sur des transats et sortie canoës. Puis le soir venu les hommes sont allés faire leur séance d'entrainement footing et les femmes lui ont suivi en vélo pendant que le soleil, lui, se couchait sur l'horizon...

samedi 25 octobre 2014

Tahaa : Journée "Seul au monde" sur un motu !

Qui n'a jamais rêvé se retrouver sur une île déserte ? Bon disons le temps d'une journée ? Loin du stress, du travail, des obligations, où vous pouvez faire ce que bon vous semble, quand vous voulez et où vous voulez ? Beaucoup je l'imagine !

Le calme, la quiétude, le seul bruit des vagues, dans un cadre enchanteur ou même paradisiaque, sans personnes sur l'île. Il y a pas mal de volontaires, nous voyons les bras levés !

Bon et bien, vous allez nous envier une fois de plus parce que nous avons vécu cette journée de rêve. Rien que nous deux sur une île ! L'impossible n'existe pas en Polynésie et une fois de plus nous en avons pris conscience.

Nous avons donc décidé de clôturer nos vacances sur Tahaa par une journée de farniente. Nous sommes partis de la pension où nous logions sur un bateau : direction un petit motu privé.

Départ vers le motu avec ce bateau 
"Notre" motu !
Repos, lecture, jardin de corail, pique-nique (de luxe) préparé par les propriétaires de la pension (nous avons même eu droit a un petit punch !). Nous avons eu le sourire toute la journée, quelle chance d'être ici. 

Iaorana tout le monde !
Vue depuis le motu sur Tahaa
Raiatea tout au fond
Non il n'est pas fiu !

Etre "fiu" (prononciation fiou) qu'est ce c'est ? C'est un sentiment de lassitude... Alors non, nous ne sommes pas fiu, nous sommes juste décontracté en permanence ! Ici le mot nous l'entendons partout. Les chiens ont pris l'habitude de s'étaler sur la route, on dit qu'ils sont fiu ! Ce mot vient d'ailleurs d'entrer cette année dans le dictionnaire !
La photo a elle seule résume tout !
Seuls ou presque, nous avons fait la rencontre d'un chat et d'un chien sur l'île. En réalité, il y a un gardien sur l'île, un jeune de 18 ans qui accueille les quelques visiteurs y venant pour la journée et surtout il entretient l'île. Mais non, pas de mensonge, à notre arrivée, il est parti pour la journée, nous étions donc bien seuls (avec le chat et le chien !). 

Et forcément, ceux qui nous connaissent savent très bien, notre amour pour les petits félins. Nous l'avons appelés, il nous a aussitôt adoptés (et nous aussi !) et a passé sa journée en "pot de glu" à ronronner sur nous (cela ne nous change pas de notre petite chatte Malie restée en métropole).

Petite photo souvenir avec cette boule de poil aux yeux dorés
FA-BU-LEUSE ! Voilà le terme qui correspond le mieux pour définir cette journée et ça doit bien se voir sur les photos notre bonheur d'être ici et de vivre ces expériences.