jeudi 4 février 2016

Record du monde Ori Tahiti !


Qu’est-ce que le Ori Tahiti ? C’est tout simplement la danse traditionnelle tahitienne, pour les femmes mais aussi pour les hommes ! On l’appelle également le tamure. Il existe plusieurs types de danse dans le Ori Tahiti. On ne vous parlera que des deux principaux ici. Vous devez avoir en tête les vahinés dansant très lentement avec des gestes très gracieux, sur une musique très douce, au son des ukulélés et des chants envoûtants, c’est ce qui s’appelle l’aparima (apa : geste ; rima : main). Chaque mouvement des bras et des mains a une signification (sentir, lune, fleur, océan…). L'autre type de danse polynésienne très rythmée grâce à des percussions, c’est ce que l'on appelle le otea.

Marie apprend les deux avec toujours autant de passion. En ce début d’année un événement particulier a eu lieu : une tentative de record du monde de Ori Tahiti. Le record étant détenu par des mexicains (1500 personnes dansant en même temps dans un même lieu), il était impossible que ce record ne puisse être détenu par la terre qui a vu naître cet art ! Bien évidemment, Marie a immédiatement décidé d’y participer. Une chorégraphie a été pensé et diffusée très largement sur l’ensemble de la Polynésie française afin que chacun puisse se préparer à relever le défis : battre le record ! Des semaines d’organisations, de préparations, des heures et des heures de répétitions dans la joie et la bonne humeur.

Samedi 30 janvier 2015, nous y sommes ! Le jour tant attendu, le jour où nous allons tenter de remporter ce record. Le seul site permettant d’accueillir un grand nombre de personnes en toute sécurité, et surtout avec un parking suffisamment vaste, est le golf de Papara, situé à 40 kilomètres au sud de Papeete. Etant donné qu’il n’existe qu’une seule route sur l’île et qu’on attend beaucoup de monde, il était conseillé de partir très tôt (et effectivement il y avait beaucoup de bouchons). Tenue obligatoire : le tshirt officiel, un paréo rouge, une couronne de tête (nous précisons « de tête » car une couronne peut signifier, ici, un collier de fleurs), et le bracelet rouge officiel du record. Nous retrouvons notre groupe de danse : le conservatoire de Papeete. 

Avez-vous trouvé Marie ?
Nous vous passons les détails de l’organisation mais nous étions par groupe de 50 danseurs, « parqué » dans des zones tracé au sol (que nous ne devions pas dépasser) avec chacun un numéro. Un "chaperon" était là pour nous, vérifier que nous étions bien placés, et bien 50 par zone, mais il ne participait pas au record. Nous nous alignons en ligne et par colonne. Un orchestre de 50 musiciens était là pour nous accompagner dans cette belle tentative de record. Plusieurs répétitions et olas ont eu lieu… L’ambiance est là.

Toutes les personnes ne participant pas à la danse et extérieur à l’organisation, comme Rémi, n’ont pas eu le droit de rentrer sur le green. Ils devaient attendre à l’extérieur du site. Situé à 200 mètres des danseurs, Rémi a tout de même pu nous voir et ressentir l’ambiance et faire quelques photos (mais surtout profiter du spectacle !).
Répétitions
Répétitions
Puis Miss Tahiti 2014 a lancé le décompte pour la tentative de record du monde... « 5,4,3,2,1 c’est reva » (c’est parti) … Les musiciens commencent à jouer, là, l’euphorie et les frissons nous ont emportés dès les premières percussions, en saluant nous crions des « hey Iaorana » (bonjour). Nous étions heureux d’être là, de vivre ce moment si riche en émotions, de partages, tous unis pour offrir un beau spectacle et un bel hommage à cet art et à cette terre. Nous avons crié pour partager notre joie, pour nous donner du « mana » (pouvoir) pour nous donner encore et encore jusqu’au bout, jusqu’au salut « hey maururu » (merci) marquant la fin de la chorégraphie.

Une fois terminé. On nous indique les résultats, nous sommes 2980 à avoir dansé pendant 7 minutes sur une chorégraphie … nous avons donc réussi ! Nous sommes les détendeurs du nouveau record du monde ... diplôme à la clé ! 



Si vous avez 7 minutes devant vous, laissez-vous porter par la vidéo du record …


Pour en voir plus (photos et vidéos), rendez-vous sur la chaîne locale TNTV : http://www.tntv.pf/ en cliquant notamment ICI pour un petit résumé d'une minute.


mardi 2 février 2016

Chandeleur et prochaines vacances !

Voici quelque temps que nous sommes silencieux sur le blog. Pas que nous n'ayons rien à vous raconter et faire partager mais nous manquons surtout de temps ! 

Nous avons été très occupé ces dernières semaines entre le travail, les répétitions de danses, les entraînements de Rémi, les révisions, les rendez-vous, les taches de la vie courante ... Pas de quoi s'ennuyer ! 

Nous voilà, déjà, le 2 février et donc ... c'est la chandeleur ! On perpétue les traditions : faire sauter les crêpes ! Nous devons vous avouer que nous les savourons mais sous une grosse chaleur (rien d’inhabituel en cette saison) : les températures dans l'appartement ne descendent jamais en dessous de 30°c, y compris la nuit. En fin d'après-midi, il y a peu de temps, c'est même monter jusqu'à 36°c. Nous avons chaud, très chaud, et les nuits sont difficiles ... 


Dans un bon mois nous partons en vacances. Nous serons sur une île, dans le Pacifique mais pas en Polynésie française... Saurez-vous deviner où ?

Indices :
1 = On y parle l'espagnol
2 = Les habitants sont appelés les Pascuans
3 = Cette île est mondialement connue pour ces statues se dressant face à la mer (ou plutôt l'océan !)

Alors ? 

Bien évidemment : l'île de Pâques, qui est une île du Chili ! Nous allons une fois de plus vous emporter avec nous dans nos bagages pour vous faire voyager et découvrir cette île du bout du monde située à 5h de vol de Tahiti.

En attendant de vous faire découvrir tout cela, nous vous laissons admirer des couchers de soleil sur le Pacifique et une belle et grosse averse, typique de la saison des pluies touchant Moorea.


lundi 4 janvier 2016

Flash-back : entre noël et le passage de la nouvelle année

Petit retour en arrière ...

Entre noël et le passage à la nouvelle année, nous nous sommes rendu sur un coup de tête à Moorea. La météo annoncée était parfaite, sans un nuage à l'horizon pour l'île sœur de Tahiti. Nous disposions déjà des billets pour le ferry pour la voiture (valable un an), toutefois nous n'avions pas réservé. Peu importe, nous allons tenter ! Nous nous préparons et nous nous rendons à l’embarcadère situé à Papeete. Il y a foule...mais il reste de la place ! Nous sommes ravis. Nous embarquons peu de temps après : le weekend commence !

45 minutes plus tard nous atteignons Moorea. Quel plaisir d'y aller à chaque fois : le dépaysement, l'absence de monde, bien loin de la folie de Tahiti, la beauté des paysages avec des montagnes aux arrêtes tranchantes, des cocotiers en pagaille en bord de plage, une eau translucide à souhait… La magie opère dès que l'on pose le pied sur cette île. Tahiti est notre lieu de vie et il y a tant de monde (nous nous habituons très vite à l'isolement et l'envie d'être seul sur ces îles du bout du monde...mais comment avons-nous fait pour vivre autant de temps si proche de Paris ?!), alors forcément la magie opère un peu moins... Moorea, c'est autre chose. L'île représente pour ceux vivant sur Tahiti, le top départ des weekends, des vacances, comme ce que la côte Normande peut être pour les Parisiens qui cherchent à s'évader de la folie de la capitale.



Nous installons notre chambre de luxe, il fait déjà très chaud, ça promet pour dormir ! Et effectivement il a fait chaud... La température n'est pas descendu en dessous de 25 degrés, et pas d'air, bien que nous avons laissons la tente ouverte, les coqs, imperturbables, chantent à 3h du matin à tue tête, et les chiens qui se répondent toutes la nuit (ça doit être une sorte de jeu entre eux : celui qui aboi le plus longtemps). Bienvenue en Polynésie !


Au programme de cette petite escapade sur le « lézard jaune », pas de randonnées, mais farniente : une serviette de plage, de bons livres (pour les deux gros lecteurs que nous sommes), de la crème solaire (beaucoup!), et l'ombre d'un cocotier (mais en dessous : gare aux chutes de noix de coco). Nous ne savons pas combien de temps nous sommes restés dans le lagon mais de bien longues heures : l'eau était très, très chaude ! 


Le soir venue, c'est face aux couchers du soleil, que ci et là des pointes surgissent de l'eau (les requins à pointe noire), que nous prenions un petit apéritif.


Moments de détente garantie en cette fin d'année. Nous vous le promettons, nous savourons ces moment-là en pensant bien sûr a nos proches avec qui nous aimerions tant passer du temps avec, surtout lors des fêtes de fin d'année...

vendredi 1 janvier 2016

Ia orana i te matahiti api 2016 !

Une belle et heureuse année 2016 à tous !
Amitié, santé, tolérance, réussite, amour, prospérité, bonheur, paix, joie !


Pour nous, cette nouvelle année sera de nouveau composée de voyages, de découvertes, de beaux projets et de belles surprises !

mardi 22 décembre 2015

Au quotidien : Pluie, vacances et Saint-Eloi !

Après avoir connu quelques jours de très forte chaleur (32°c à l’ombre et sous abris avec une humidité qui a réussi à atteindre les 92% ainsi la température ressentie est montée jusqu’à 47°c … imaginez alors la chaleur au soleil …), les températures plus clémentes sont revenues. Nous sommes relativement épargnés pour le moment par la saison des pluies, même si Tahiti a connu un épisode pluvieux très violent pendant 2 jours occasionnant d’énormes dégâts sur la côte ouest de l’île (une centaine de maisons ont été détruite par des torrents de boue…). Les traces ont été visible dans le lagon plusieurs jours après cet épisode (arbres, branches, boue, déchets en tous genre …). D'ailleurs il était très fortement déconseillé d'aller se baigner, par endroits c'était même interdit (risques liés à des maladies comme la leptospirose). Mais peut-être parlions-nous trop vite ! A l’heure où nous écrivons l’article c’est un déluge qui tombe sur le fenua depuis plusieurs heures (avec orage en prime) !


En cette fin d'année, nous sommes tous les deux en vacances nous allons essayer de profiter mais surtout nous reposer. Plus de danse pour le moment, même si un gros événement se prépare en janvier avec une tentative de record du monde.


Rémi a participé à toutes les courses de cette fin d’année (les corridas de Noël) qui ont eu lieu tous les weekend de décembre. Maintenant, il va s’accorder un bon repos avant de se préparer à une belle et grosse saison 2016. On ne vous en dit pas plus pour le moment, mais elle s'annonce énorme.

Le mois de décembre marque aussi la Saint-Eloi. Pour rappel, c’est le saint patron des mécaniciens. Ce jour-là, on lève le deuil, on coupe les cravates, c’est festif ! L’année dernière, Rémi et ses collègues avaient organisés cette fête (article souvenir ; ICI). Cette année, ils n’ont pas dérogé à la tradition...et se sont déguisés sous la forme des fameuses petites briques danoises ! Ce qui a fait rire beaucoup de monde. Jeux, musiques et barbecue étaient organisé cette journée là.



Une fois de plus cela nous fait de bien jolis souvenirs.

lundi 14 décembre 2015

jeudi 3 décembre 2015

Quand décembre arrive …

Nous avons l'impression que c'était hier que nous démontions notre sapin, qu'il retrouvait son carton et sa place dans l'armoire, en attendant l'année suivante.

Le temps file. Le calendrier nous rappelle que, oui, nous sommes bel et bien en décembre. Pour vous, métropolitains, les arbres ont perdu depuis longtemps leurs feuilles. C'est le temps des premières gelées, des premiers feux de cheminée, des illuminations dans les rues, de l'abondance de produits, de cadeaux et de décorations dans les magasins, des marchés de Noël, des premières neiges... De quoi émerveiller petits et grands...

Des choses sans doutes anodines pour la plupart d'entre vous. mais pour nous, ce sont des détails qui nous manquent pour cette seconde période de Noël dans le Pacifique : le froid, la neige qui tombe, la sensation de glisse sur les versants des Pyrénées et des Alpes, les moments en famille, lire ou regarder des films installés près de la cheminée en savourant un chocolat chaud, le ronronnement d'un petit chat blanc à nos côtés. Des petits riens qui font un tout... Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas malheureux, bien au contraire. Nous replongeons dans nos souvenirs, dans nos photos avec le sourire... (et en plus ça nous rappelle parfois la fraîcheur hivernale qui est absente ici !)

Souvenirs de nos dernières vacances dans les Alpes et Pyrénées avant notre mutation
Pour nous, les températures grimpent et se maintiennent constamment à 30/31°c à l'ombre et sous abris. 30°c en permanence dans l'appartement (32°c à 6h du matin ce 3 décembre) et donc autant dans la chambre (bien loin des 18°c recommandé pour bien dormir !) et toujours pas de courant d'air possible à l'horizon. Un taux d'humidité qui dépasse largement les 80 % (92% ce jour)… Les températures ne descendent pas en dessous des 25°c la nuit. Bref, décembre c'est aussi le mois où nous transpirons beaucoup et en faisant tout et n'importe quoi. Le soleil se couche un peu plus tard, les pluies brutales et abondantes arrivent apportant avec elles leur lot de moustiques !

Décembre ... sapins de Noël et cadeaux ! Nos colis vont bientôt partir de Tahiti pour un voyage de 17000 kilomètres, pour atteindre la métropole et être déposés sous plusieurs sapins ...




Alors oui, nous sommes en décembre. Nos calendriers de l'Avent (il n'est pas indiqué dessus "Réservé aux enfants") ont trouvé leur place dans le frigo (sinon le chocolat fond !). C'est également le mois de longues vacances pour les écoliers de Polynésie française (1 mois de vacances). Les magasins ont installé leurs décorations, même si on est tout de même bien loin de l'abondance des rayons en métropole. Des structures en forme de rennes et d'ours polaires entourés de sapins blancs trônent dans les galeries marchandes … alors que nous sommes en tenue d'été. Ils perdent toute crédibilité, certes !

Même notre tiki a revêtu sa tenue ! Un tiki signifie, "homme", "dieu". C'est un personnage mythique, tel que fut le premier homme : mi-humain, mi-dieu. Le nôtre est un tiki royal provenant directement des Marquises réalisé à partir d'un "tou", l'équivalent de l'ébène. Il porte une couronne, ici cachée. Chaque gravure a une signification bien précise, le tout en lien avec la nature.


Pour nous, cette fin d'année signifie également le Raid des litchis à Tubuaï, aux Australes, mais cela donnera lieu à un prochain article.