mardi 19 septembre 2017

Moments de détente à Moorea

Un ciel bleu sans nuages, le soleil brûlant faisant dorer les peaux, le bruit sourd des vagues du large qui viennent s'écraser sur la barrière de corail,  un lagon translucide aux mille nuances de bleus où des poissons multicolores curieux nagent entre les jambes des baigneurs, le sable chaud et doux dans lequel les pieds viennent trouver refuge, un cocktail frais dans une main, un livre dans une autre, les douces alizées faisant virevolter et entrechoquer les palmes des cocotiers entre elles, les éclats de rire d'enfants faisant des châteaux de sable et sautant dans l'eau... 

A peu de chose près c'est ça que l'on vit lorsque nous allons à Moorea. A peu de chose près, oui ! Sauf, quand il pleut ...


Ce weekend nous y sommes allés pour un moment de détente. A l'origine, Rémi devait participer à un raid. Nous avons appris il y a deux-trois semaines de celà que le raid était annulé, la faute à une baisse des subventions...Mais nous n'avons pas pour autant annulé notre weekend.

Si le vendredi a été placé sous un temps magnifique (bien que venteux), le samedi était humide ! Petite pluie fine toute la journée. Nous nous sommes reposés tous les 3 : un thé, un livre, des jeux avec Hinatea, rien de tel, qu'une journée de détente en famille !

Le dimanche, le beau temps a décidé de revenir. Le retour sur Tahiti en ferry a été l'occasion d'admirer les majestueuses baleines qui sautaient dans le Pacifique pour le bonheur de tous les passagers. Dans ces cas-là il ne faut pas essayer de faire des photos, le spectacle est tellement plus beau à voir. Alors nous tentons d'enregistrer dans un coin de la tête ces moments magiques que nous vivons ici, pour notre ultime année au fenua...


mercredi 30 août 2017

1 an déjà !



* * *  1 an  * * *

Les petites larmes de crocodiles réfugiées dans notre cou lorsqu'elle voit l'un de nous partir ; les éclats de rire qui résonnent dans nos têtes ; les sourires en pagailles qui laissent apparaître ses dents du bonheur d'une blancheur éclatante ; ses petites mains chaudes qui s'agrippent aux nôtres ; ses câlins et ses parties de jeux ; ses étoiles dans les yeux à la vue d'un nouveau livre ; son bonheur immense lorsqu'elle va explorer le jardin avec son râteau de plage ; nos moments de complicité hors du temps le soir lorsque nous sommes à trois dans le canapé, à lui raconter des histoires, le temps semble alors se figer ; s'émerveiller à chaque nouvelle chose acquise ; son petit doigt qui pointe vers ce qu'elle désire avec ses grands yeux bleus qui nous regarde avec tant d'amour. 

Cet amour si grand, qu'elle donne sans pudeur. 

Le temps file : profitons, profitons ... 


Oui, il y a un peu plus d'un an notre vahiné pointé le bout de son nez à Papeete pour donner encore plus de merveille a notre aventure du bout du monde !

jeudi 24 août 2017

Heiva des écoles 2017

Marie n'est pas en reste non plus niveau sport. Elle s'est représentée sur scène avec ses amies danseuses. Elle a pris beaucoup de plaisir et le sourire et les émotions étaient au rendez-vous.


Le spectacle aura duré près de 40 minutes. La troupe de danse étant très nombreuse et la scène petite, l'ensemble des danseuses étaient réparties en petit groupe. Et, afin que chacune puisse se reproduire sur la scène dans la durée impartie, toutes les danses apprissent au cours de l'année n'ont pas pu être dansées... Ainsi, Marie comme l'ensemble des autres groupes s'est contenté de trois danses, trop court mais quel plaisir !



Source : www.lifeislove.eu
Source : http://chickytahiti.com/
La danse tahitienne est d'une grande émotion. Chaque gestes a un sens et cela demande beaucoup de travail pour qu'ils puissent être bien réalisé et surtout qu'il soit fait avec souplesse, grasse et délicatesse. Il dégage de ces chansons et du rythme qu'elles ont une aura, une force que seule les danseuses de Ori Tahiti peuvent comprendre. Beaucoup d'entres vous connaissent le passé de danseuse de Marie et jamais, elle n'a ressenti autant d'émotions dans la danse. Jamais !

C'est le "mana", comme ils disent ici : une force qui vous englobe et vous submerge. Impossible à décrire, elle se vit tout simplement. Sur scène toutes les danseuses de Ori Tahiti donneront sans compter pour l'amour de la danse mais surtout pour l'amour de la culture locale et ça semble se voir sur les visages. Et les spectateurs semblent à chaque fois conquis (les cris du public, ça c'est magique) !



Toute la représentation a été filmé ... et si vous souhaitez voir (ou revoir) Marie danser c'est ICI !

Photo extraite de la soirée filmée !

dimanche 20 août 2017

Course de l'amiral 2017

Quelque temps après la X-Terra, Rémi a participé avec ses collègues a une course de va'a (pirogue traditionnelle) : la course de l'amiral édition 2017. Il avait déjà participé a cette course en 2015. A relire ICI.


C'est à Pirae, commune jouxtant Papeete, face au "Taone", l'hopital de Tahiti que la course démarre. Ce jour-là, le ciel était totalement dégagé laissant place a de splendides points de vue sur les montagnes : le Mont-Aoraï, le Diadème et le Mont-Marau. Un plaisir pour les yeux !


Au programme de la course : 24 kilomètres de lagon et de pleine mer. 


La mise à l'eau
Après que les pirogues aient été bénie par l’aumônier, c'est le top départ pour la course ! Le départ est toujours aussi impressionnant, ça bataille entre pirogue et il faut faire attention à ne pas de percuter (au risque de chavirer ou d'avoir une avarie sur la pirogue !), le peperu doit veiller (il est placé à la 6ème et dernière place du va'a, c'est lui qui a la responsabilité de la direction de la pirogue).

Rémi est en première position dans le va'a, c'est le pilote, il mène la cadence et doit être très régulier, mais doit savoir aussi varier l'allure selon les besoins. Un poste qui lui convient parfaitement pour ce coureur averti.


Avec peu d’entraînements, due à leur obligation professionnelle, ils ont fait un temps plus qu'honorable, laissant présager de beaux résultats avec davantage d’entraînements !

dimanche 6 août 2017

La X-Terra - Trail de Tahiti : 44 km de folie !

Il y a de cela déjà 3 mois Rémi à participé à une course... Oui, on aura mis le temps pour publier cet article, mais notre "routine" quotidienne et nos vacances ne nous ont pas permis d'évoquer ce souvenir plus tôt (et nous ne souhaitions pas diffuser l'article entre deux articles sur la Nouvelle-Zélande et ceux plus récents des Marquises/Australes !).

Bref, si vous vous souvenez bien, lors de notre séjour en Nouvelle-Zélande, nous vous évoquions les entraînements qu'il faisait aux aurores (et dans le froid !)... 

C'était LA course qu'il avait envie de faire à Tahiti : la X-Terra Trail Tahiti 2017. Un parcours nature, en trail donc, long de 44 kilomètres. A noter que l’événement X-Terra est organisé sur un weekend complet avec plusieurs épreuves : triathlon, course en binôme en "run and bike" et enfin le trail.



Il est évident qu'une grosse préparation physique a du être mis en place avant ce gros événement. Il aura fallut 11 semaines d’entraînements avant de pouvoir s'aligner au départ de cette course. 

Si l'on doit résumer les 11 semaines d'entrainement en deux chiffres : 
  • 566 km, 
  • 60 heures de course a pied.  
Autant vous dire que les deux dernières semaines ont été très compliqués par la perte de plaisir et d'envie de courir.

Le jour-J arrive et c'est sans aucune pression que Rémi s'élance. La X-Terra consiste à traverser Tahiti via la splendide vallée de la Papenoo : passage a gué, frôler des cascades, traverser des espaces boisés, des pentes raides et des descentes tout aussi pentues ! Très beau temps sur l'ensemble du parcours, soleil radieux mais qui aura tapé sur la tête lors de la montée principale de la course entre le 10ème et le 15ème kilomètres. Une fois passé le tunnel au sommet de cette ascension (après 2h de course), Rémi entame la descente où l'attendent les autres difficultés du jour. 

Il commence à s'alimenter (barre protéinée) afin de continuer sans trop de problèmes. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Un des gros points faibles qu'un coureur de trail peut rencontrer s'est bien l'alimentation sur le long terme. Il a été impossible pour Rémi d'avaler quoi que ce soit pendant cette course. Il n'a pu s'alimenter qu'avec des boissons énergétiques des différents ravitaillements. Bien évidemment sans apport de "carburant" lors d'un si difficile exercice (dénivelé, chaleur, humidité et distance) le corps dit stop. Et après le 33ème kilomètre, à un point de ravitaillement, il dû s'allonger une dizaine de minutes dans l'herbe (plus d’énergie, la tête qui tourne...). Des pompiers établis sur le parcours lui demandent s'il désire abandonner. La réponse est bien entendu non : "Je continue même si je dois finir en marchant ! ". Ce sentant un peu mieux il repart en marchant, et après avoir bu quelques bouteilles de boisson énergétique il pu a nouveau courir. Mais, chose étonnante la dernière grosse difficulté (montée) fut avalée avec une facilité déconcertante ! D'autant plus qu'il se mit à rattraper et à doubler une dizaine de coureurs (qui l'avaient dépassés lors de sa pause) avant de descendre sur l'arrivée où Marie et Hinatea l'attendaient avec impatience ! Rémi boucla ainsi son premier (et pas le dernier) X-Terra en 5h33min !

  
Un résumé en quelques chiffres de la course :
  • 44 kilomètres,
  • 3829 m de dénivelé (positif/négatif),
  • 5h33 min de course 
  • vitesse moyenne 8.2 km/h.
A son arrivée ! 
Voici la vidéo officielle présentant la X-Terra 2017 (d'après des images de 2016), histoire de découvrir où est passé Rémi (par beau temps pour lui !) !


Raivavae : motu piscine !

Si l'envie d'être seul au monde vous prend alors que vous êtes déjà sur une île du bout du monde (une des dernières avant l'Antarctique, il faut le rappeler !), alors vous aimerez sans doute jouer au Robinson sur un motu ! Nous nous sommes régalés tous les cinq ! 

Cet article est surtout présent pour la beauté des yeux ! Il n'y a rien de plus à ajouter, admirer et laissez votre imaginaire faire le reste ... A noter, par rapport aux photos ci-après, que selon l'heure (le soleil montant, au zénith...), les couleurs varient et c'est aussi ça toute la magie de ces merveilleux paysages !






Alors vous aussi ça vous a donné envie d'y aller ?

samedi 29 juillet 2017

Raivavae, la perle aux mille nuances de bleu

Raivavae, la perle...pourquoi avons décidé de la nommer ainsi ? Peut-être parce que c'est, dit-on, l'une des plus belles terres du Pacifique Sud et aussi l'une des îles les plus sauvages... Le "dit-on", mais il faut vous l'avouer, nous vous confirmons que c'est une des plus belles terres que nous ayons vues jusqu'à présent. Nous avons été littéralement séduis par sa beauté !

Les 1000 habitants mènent une vie en toute tranquillité dans les 4 villages de l'île, desservis trois fois par semaine par avion. A l'écart des circuits touristiques classiques, Raivavae est un véritable paradis préservé, tant son île que son lagon et ses nombreux motu paradisiaques ! On aurait même presque peur de vous la faire découvrir et que ça incite, vous, lecteurs à y aller...


Certains disent que Bora-Bora était comme cela il y a cinquante ans...d'autres, que l'île est encore plus jolie ! Nous n'aimons pas particulièrement comparer les îles entre-elles, puisque cela reviendrait presque à comparer deux régions de métropole ! C'est idiot, avouez-le ! Mais, puisque la question revient souvent et pour avoir fait les deux, nous allons déroger à notre règle (pour une fois !). 

Il est vrai que le lagon de Bora-Bora est exceptionnel ! Même par temps gris/pluvieux, il reste d'un bleu magique ! Le cadre est idyllique et le charme et la magie opèrent bien sur ! Si vous avez besoin de vous rafraîchir un peu la mémoire sur Bora-Bora, nous vous invitons a relire nos articles : ICI. Mais Raivavae n'a pas a rougir ! L'île regorge de paysages extraordinaires : un centre de l'île montagneux, escarpé et verdoyant de près de 400 m de hauteur, des plages de sable blanc, un lagon aux mille nuances de bleu, de camaïeu, de turquoise d'une beauté sans égal, un temple d'une blancheur immaculée...







Raivavae, on y va pour le calme enchanteur et surtout il n'y a pas de touristes (pas de complexes touristiques et donc aucune activité nautique mis à part un tour de lagon possible en bateau) ! Nous étions 10 en tout et pour tout sur l'île ! Les deux sont à voir ... mais Raivavae sort sans doute du lot, pour nous en tout cas. L'île nous ressemble et correspond davantage a nos valeurs. 

Alors oui, pour nous (et nous insistons sur le fait que ça ne tient qu'à nous !) Raivavae est au-dessus de Bora-Bora ... en plus frais ! En effet, l'île est située en dessous du tropique du Capricorne et il peut y faire frais. Actuellement, c'est l'hiver chez nous. Et cette année, nous avons l'impression que les températures sont plutôt chaudes. Lors de notre séjour à Raivavae, nous avons connu une nuit très fraîche : 10°c à peine ! Aussi il est important de ne pas oublier sa petite "laine" lors d'un séjour aux Australes (et ses chaussettes aussi !).

Comme presque partout en Polynésie française (hors Tahiti), l'île vit à un rythme très "cool" : pas de bars, pas de discothèque, pas de banque, pas de restaurants/snacks, pas de location de voitures. Pas grand chose vous l'aurez deviné. Les magasins sont petits et vendent tout ce dont vous avez besoin : alimentation générale, quincaillerie, papeterie...Il ne faut pas être difficile et se contenter de peu !

Le plus grand commerce de l'île ! Oui, oui !!
Des vélos à rétropédalage sont mis à disposition dans les pensions de famille, ce qui est utile pour pouvoir faire le tour de l'île, ce que nous n'avons pas manqué de faire. La route est par endroits goudronnée, mais la plupart du temps il s'agit de bétons voire même juste des cailloux. Les maisons et jardins sont extrêmement bien entretenus et les arbustes en fleurs "pullules" ! Magnifique !

Les routes de Raivavae sont verdoyantes !
Ici, comme sur d'autres îles visitées depuis notre arrivée en 2014 en Polynésie française, il n'est pas rare de croiser des cochons attacher à une corde. Ces derniers seront tout simplement mangés lors de grandes occasions (anniversaire, mariage...), car ici la viande est un mets que l'on mange plus rarement : le poisson étant l'aliment de base.


Quand, il y pleut (car oui il y pleut, souvent et longtemps) il n'y a rien à faire... Alors pour les touristes un peu grincheux, mieux vaut aimer la lecture sinon gare à l'ennui (pour les plus addicts : pas d'accès à internet/Wi-Fi dans les pensions de famille). En tout cas, ceux qui vont aux Australes savent pourquoi ils y vont et ce qu'ils cherchent : la tranquillité !

Et si vraiment vous souhaitez être encore davantage tranquille, alors nous vous conseillons de faire un pique-nique sur un motu "à la Robinson".

A suivre...