mercredi 7 octobre 2015

Fakarava : l'atoll entre ciel et mer (1ère partie)

Après Bora-Bora, nous prenons la direction des Tuamotu pour rejoindre Fakarava ! Nous survolons d'autres îles telles que Manihi et Rangiroa. Les paysages vus du ciel sont splendides. Nous sommes collés au hublot pour ne pas en perdre une miette. Des nuances de couleurs comme jamais nous en avions vu (à par Rémi qui vole régulièrement dans ses îles). Extraordinaire !


L’île de Fakarava est située au coeur de l’Archipel des Tuamotu à environ 450 kilomètres au nord-ouest de Tahiti. C’est un atoll comme toutes les îles de cet archipel. Ici ne cherchez pas de montagnes il n’y en a pas, c’est plat (Atoll = île basse) !


L’atoll de Fakarava est connu mondialement pour plusieurs raisons :
  • l'un des plus grands atolls du monde, le deuxième des Tuamotu (60 km de long sur 25 km de large. Du nord au sud il faut 3h de bateau environ, il n'y a pas de route qui mène au petit village dans le sud de l'île !)
  • la passe nord (ouverture dans le motu permettant le lien entre le lagon/l'océan) est le plus large de toute la Polynésie mais également le plus dangereux (1,6km),
  • la passe sud est un spot très prisé par les plongeurs qui viennent des quatre coins du monde. Ces derniers disent même que c’est LE site au monde à faire. La raison ? Une passe étroite où la faune et la flore sous-marine surprenante d'une rare abondance, un véritable sanctuaire. Ici les plongées seront grandioses : on peut y voir une centaine de requins ! A noter qu'en Polynésie française, ils sont des espèces protégées.
A notre arrivée, nous sommes marqués par l'humidité. Pas un nuage, un soleil très vif, un vent très doux et chaud qui nous enveloppe comme du coton pour nous souhaiter la bienvenue. On nous remet le fameux collier de fleurs mais pour les dames uniquement cette fois-ci. En effet, les hommes auront eux, le droit à une tiare à mettre à l'oreille gauche (signifiant que "le cœur n'est pas à prendre").


Nous prenons la route pour l'hôtel-pension dans lequel nous resterons pour 4 nuits. Pendant le trajet, le polynésien chez qui nous logeons nous indique où sont situées la mairie, la poste, l'école du principal village de l'île. Au bout de quelques minutes nous arrivons à destination. Une fois n'est pas coutume nous sommes comblées par le lieu : le cadre est des plus rêveurs. Les bungalows, perchés en hauteur, dans lesquels nous allons passer le séjour sont situés dans un écrin de verdure à 20 mètres à peine de la mer. Nous disposons d'une petite terrasse avec la vue sur le lagon.


A peine déposé les bagages en chambre nous nous dirigeons vers la plage. Autre lieu totalement envoûtant. Le sable fin et chaud sous nos pieds, un lagon translucide aux bleus indécents, des petites taches plus sombres dans le lagon indiquent la présence de nombreuses "patates de corail" donc en dessous il y a sans doute des poissons ! Des petites tables permettent de prendre un repas ou de boire un verre les pieds dans l'eau (lorsque la houle n'est pas forte !) pendant que des petits poissons, eux, passeront entre les jambes. Superbe, superbe ! Admirez par vous-même. Le site est tout à fait remarquable.


Sur place nous disposons notamment de canoës permettant de faire une bonne balade sur le lagon et de s'approcher des requins.


Le soir venu, vers 17h30 nous allons nous installer en bout de pontons pour admirer le coucher du soleil (le soleil se couche à 18h) : les moments simples sont généralement les plus beaux.


Il n'y a pas à dire, les vacances en Polynésie française, c'est plutôt agréable, n'est ce pas ? 

mardi 6 octobre 2015

Bora Bora : La perle du Pacifique (2ème partie)

Le beau temps est là et la chaleur aussi alors nous profitons du lagon et de la piscine ! Au programme : snorkeling, c’est-à-dire plongé dans le lagon avec masque et tubas où l’on n'a jamais vu autant de poissons nager autour de nous et sans qu’ils aient peur ! Les couleurs et les formes des coraux sont de toutes beautés : rose, bleu, mauve, jaune et rouge ! Nous verrons de nombreux bénitiers notamment de couleurs bleues qui dès que l'on s'approche se referment aussitôt. 

Nous vous laissons admirer cette série de photos prises lors de nos sorties dans le lagon. Nous en avons pris plein les yeux ! Extraordinaire !




Puis, un membre de l'hôtel est venu alors que nous étions sur nos transats en train de sécher avec un petit plouf dans le lagon, nous proposer une petite sortie en catamaran totalement improvisé jusqu’à la barrière de corail. Nous qui en faisons en métropole nous étions ravie de pouvoir en faire également ici, le tout sous un ciel bleu et quelques nuages au loin. Nous apercevrons les îles de Raiatea et Tahaa. Nous savourons une fois de plus, tout sourire. Et, en même temps, il serait difficile de ne pas apprécier ce moment ! Faire du catamaran à Bora-Bora, nous ne l'aurions jamais imaginé (déjà mettre un pied sur cette île mythique était un doux rêve que nous n'imaginions pas réaliser).


Enfin, pour clôturer cette belle journée, nous dînerons au restaurant de l'hôtel après avoir assisté à un splendide coucher de soleil depuis notre bungalow pilotis.


Le restaurant de l'hôtel est construit avec des bois provenant de la Polynésie ou du moins du Pacifique. Il est ouvert de tous les côtés permettant une ventilation constante grâce aux alizés et l'avantage d'avoir d'une toiture haute, c'est qu'en cas de chaleur cette dernière monte. Les lustres sont splendides et monumentaux. Ils sont fabriqués avec des nacres.


A l'extérieur, l'ambiance autour de la piscine respire également un esprit zen après cette chaude journée. Nous déambulons dans l'hôtel histoire de digérer notre bon repas avant de regagner notre pilotis.


Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, le lendemain après deux jours sur place, il est temps pour nous de dire "nana Bora" ! Nous partons la tête chargée de beaux souvenirs. Un groupe de chanteurs locaux avec qui nous discutons se décident à nous jouer un petit morceau en nous passant des colliers de fleurs, lunette de coquillage et chapeaux sur nos têtes pour une séance photo-souvenirs. Mémorable !


Un dernier au revoir à l'île, a son lagon, a ses merveilleuses couleurs, a ses motus ... avant le décollage.


Nana Bora
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En habitant à Tahiti, on nous avait dit que l’on serait certainement déçu de l’île, que c’est une usine à touristes, que l’île à mauvaise réputation (chiens errants méchants et les locaux peu sympathiques, mais ça on ne peut pas juger puisque pas visité) et que l’on est loin de l’authenticité des îles polynésienne. Bora-Bora, ce sont de nombreux hôtels et des touristes «en pagailles» et donc on est bien loin du calme et de l’ambiance authentique des autres îles. 

Qu'en est-il ? 

Certes, on nous parlait immédiatement en anglais dans une île francophone, ce qui est déroutant au départ mais surtout révélateur de la provenance (ou de la non-provenance) de la majorité des touristes... Nous avons trouvé l'hôtel et l'aéroport très calme, mais où est donc le monde ? La sympathie ? Nous avons pu discuter concrètement avec des polynésiens notamment lors de notre sortie en catamaran. Ils sont fidèles à eux-mêmes, la gentillesse polynésienne authentique, et ne sont pas QUE du personnel qui veut vendre (au contraire même !). Hors cadre de l'hôtel, le peu de résidents polynésiens croisés sont également sympathiques. C'est comme partout, il y a des personnes chaleureuses et d'autres non, mais nous n'avons pas vu ses derniers. Il ne faut pas non plus se mentir, le fossé est grand : eux survivent bien souvent (pour rappel les allocations ça n'existent pas ici, rien que cela, ça devrait en faire réfléchir plus d'un), face à des touristes qui sont parfois fortunés. Il faut apprendre à les connaître, être avenant, leur faire juste un signe de la main, de la tête ou un "iaorana" et la barrière se brise radicalement... De plus, autre point important sur lequel on ne se ment pas, un hôtel n'a rien d'authentique face à une pension tenue par des locaux. Ce n'est pas à l'hôtel que vous allez apprendre toute cette richesse culturelle, tout ce que l'on tente de vous faire découvrir... tout ça, s'apprends en discutant avec les locaux, il n'y a pas de mystère ! Et que dire de la beauté des lagons ? Personne ne peut voler la beauté naturelle des paysages enchanteurs que l’on trouve sur cette île (comme sur tant d’autres d’ailleurs). Chaque île a ses qualités et ses «défauts» mais quoi qu’on en dise, un petit weekend à Bora-Bora, c’est tout de même bien plaisant : le cadre est lui absolument paradisiaque. Et si on n'a pas la chance d'aller à Bora-Bora, ou bien que vous n'êtes pas convaincus, il y a un tas d'autres îles (heureusement) qui offrent des paysages de grandes beautés, du calme et de l'authenticité ! 

lundi 5 octobre 2015

Bora-Bora : La perle du Pacifique (1ère partie)

Après être resté 4 nuits et 5 jours sur l'île de Huahine, nous poursuivons notre route. Aujourd'hui nous partons pour une île mythique. Si l'on dit Polynésie française à quiconque connaît un peu la géographie du Pacifique (personne n'est incollable nous vous l'accordons), on pense directement à Bora-Bora, bien sur ! Eh oui, Bora-Bora est bien une île de la Polynésie française !


Sublimée par le cinéma et la littérature, l’île de Bora Bora évoque le paradis terrestre. Les bleus du lagon et les silhouettes des vahinés dansantes sont devenues une légende.

Notre avion s’est posé sur le tarmac de l’aéroport, situé sur un motu, de la perle du Pacifique en fin d’après-midi. Le ciel était couvert sur l’île principale mais pas sur le lagon et les différents motus que compte l’île. Nous sommes accueillis par du personnel de l’hôtel : « Iaorana. Bienvenue à Bora-Bora» nous dit-il en nous passant un collier de fleurs autour du cou. Ça y’est, nous y sommes ! Nous récupérons nos bagages avant de prendre le bateau qui nous amènera à l’hôtel. Ce dernier est situé sur un motu (en bas à gauche de l'image satellite) en face de la célèbre « montagne» caractérisant l’île. 



Nous arrivons à la nuit tombé sur le ponton de notre hôtel (il fait nuit à 18h)...le Hilton de Bora-Bora. Des bagagistes viennent récupérer nos valises afin de les amener directement en chambre. Une réceptionniste nous fait nous asseoir dans des fauteuils pendant qu’elle récupère notre dossier, petit accueil avec une serviette fraîche au senteur exotique pour nous rafraîchir accompagné d’un verre de jus d’ananas. Puis nous montons dans une petite voiturette de golf et elle nous amène jusqu’à notre chambre ... un bungalow pilotis ! Oui, oui au-dessus de l’eau ! 

Le bungalow pouvant accueillir 4 adultes est spacieux et décoré avec des matériaux locaux. Un salon avec coin nuit, bar et chaîne hi-fi. Une grande chambre avec télévision et bureau. Une salle de bain immense avec quatre vasques, grande baignoire, une douche surdimensionnée ... Des plaques vitrées au sol permettent d’observer la faune sous-marine à l'intérieur du pilotis (et même lorsque l'on prend notre bain !) et à l'extérieur sur notre terrasse. Nous avons un accès direct au lagon via une petite échelle. Nous sommes enchantés.

Vue de nuit
Vue de l’extérieur
Nous prendrons une bonne douche avant d’aller dîner dans un des restaurants de l’hôtel un repas polynésien : poisson cru au lait de coco, sashimi (fine tranche de thon rouge crue), patate douce ... Bref de bonne saveur et surtout très bien préparé ! 

Le lendemain matin c’est sous la pluie, le vent, une très forte houle et le froid (oui nous vous assurons qu’ici il peut faire froid surtout quand c'est un vent du sud provenant de l'Antarctique : glacial !) que nous nous préparons mais nous sommes dépités de cette météo capricieuse (merci El Niño !)! Nous avions réservé un bateau pour la journée pour découvrir à quatre le lagon, l’île principale et les motus ... Compte tenu du temps épouvantable nous décidons d’annuler notre réservation. Nous patientons et réfléchissons aux différentes activités que l’on peut faire sur place. 

Puis 30 minutes plus tard la météo a radicalement changé, laissant place à un temps magnifique. Il était un peu tard pour relouer notre bateau. Nous avons décidé de rester sur place afin de profiter de l’hôtel et du lagon au maximum. Suite aux éclaircies nous visitons l’hôtel, nous sommes sous le charme de ses allés verdoyantes, ces cocotiers (sans noix de coco qui sont soigneusement enlevées afin de prévenir de tout accident !), les arbustes à fleurs de toutes les couleurs, les jardins vert extrêmement bien entretenus. Et quel calme ! 


L'espace repas, détente et le coin piscine à débordement est également des plus relaxant. Le personnel vient nous offrir des gâteaux encore chaud. Nous dégustons un petit cocktail dans ce cadre merveilleux. C'est vraiment difficile les vacances !


Puis nous prenons de la hauteur à travers les allés menant à des bungalows et la magie opère immédiatement. Les décors de carte postale, le mythe n’est donc pas qu’un mythe. Entre ciel et lagon, c'est un voyage de couleurs. Un panneau bien évocateur nous fait sourire : One million dollars view (une vue à un million de dollars). 



Effectivement, quand nous atteignons le site, nous sommes sidérés : du rouge des arbustes, du vert de la végétation, du blanc de plage de sable, d’une multitude de couleur de bleu dans le lagon et au fond l’océan à perte de vue. 


Le soleil capricieux le matin aura finalement bien brillé toute la journée sous une grosse chaleur qui nous a amené à nous rafraîchir dans les eaux translucides (et un peu fraîche) du lagon ...

A suivre ...

dimanche 4 octobre 2015

Scène de vie quotidienne : l'acheminement de marchandises par cargo

Lors de notre passage sur Huahine, nous assistons à l'arrivée du Taporo, un des cargos qui fait la liaison entre quelques îles de l'archipel de la Société (Tahiti, Huahine, Tahaa, Raiatea et Bora Bora). Cela nous rappelle forcement de beaux souvenirs de notre périple en cargo.

L'arrivée du cargo
Nous voulions vous faire partager ce quotidien que des milliers de personnes vivent régulièrement. Tout arrive par bateau : nourriture, essence, bouteille de gaz, matériaux de construction, véhicule, machine à laver ... bref tout ce qui ne se trouve pas sur l'île. Bien évidemment à chaque fois que le bateau accoste, c'est le même rituel : ceux qui attendent leur commande sont là sur le quai. Il faut le voir pour le croire et surtout imaginer la patience qu'il faut pour bénéficier de ce dont on a besoin. Surtout qu'en métropole nous avons l'habitude de tout avoir en un claquement de doigts (ou presque) où tout est disponible immédiatement.

En Polynésie française, les porte-conteneurs qui traversent le globe n'arrivent qu'à Tahiti, à Papeete (c'est comme ça que toutes nos affaires sont arrivées ici). Toutefois les plus gros des bateaux ne peuvent venir ici et vont à Auckland directement (Nouvelle-Zélande) où les conteneurs seront par la suite réembarqués sur des bateaux plus petits pour Tahiti. Une fois enfin acheminés sur Papeete, ils sont reconditionnés et partent ensuite vers les archipels selon les besoins. Sacrée logistique !

Déchargement du fret
Nous en profitons pour regarder le va et viens des marchandises pendant que le soleil, lui, se couche en silence sur l'horizon.


samedi 3 octobre 2015

Huahine : l'île sauvage ou jardin d'Eden (2ème partie)

Nous profitons de notre séjour sur Huahine pour aller à la rencontre d'un producteur de vanille. L'odeur enivrante de la vanille éveille tous nos sens. Nous prenons une fois de plus conscience de la difficulté à obtenir une seule gousse après plusieurs années de labeur en partant de rien du tout. Travail fastidieux cela explique le coût de la vanille. 


Pour rappel : la vanille est une fleur, une orchidée. La pollinisation de cette dernière est faite à la main et deviendra une gousse 8 mois plus tard, s'en suit ensuite 6 mois de séchage. Bien évidement elle ne ressemble en rien à celle que l'on trouve en métropole qui sont plus sèche, ridée et fine. Ici tout le contraire. Le petit producteur nous donne ses astuces pour conserver au mieux la gousse qui peut se garder jusqu'à 20 ans (dans un pot hermétique entière ou l'autre possibilité, les couper en morceaux avec dans le fond du rhum brun ou du sucre).

Nous profitons également de l'abondance des fruits/légumes présents sur cette île pour vous (re)présenter quelques-uns.

La papaye :

L'arbre produisant le fruit, la papaye est appelé "papayier". Pour la petite histoire, c'est l'arbre mâle qui produit le fruit, l'arbre femelle, lui ne produit que des fleurs. En règle générale, il y a un pied femelle pour trois pieds mâles. Il existe plusieurs variétés ce qui explique les différentes formes du fruit sur les photos ci-dessus.

La banane :

Qui ne connaît pas la banane ? L'ensemble de ces fruits est appelé un régime de bananes. Comme vous pouvez le voir sur ces photos en dessous des fruits, on distingue une fleur. Si celle-ci n'est pas présente alors quelqu'un s'est approprié l'arbre et cela même s'il est en bordure de route. Si la fleur n'est pas coupée comme c'est le cas ici, vous pouvez tout à fait vous approprier le régime.

Le noni, nono ou pomme-chien :

L'arbre, le fruit et les racines sont utilisés en Polynésie comme remède médicinal depuis plusieurs siècles afin de stimuler le système immunitaire et combattre certaines infections (champignons, virus, bactéries. Le fruit bien que infect est consommé principalement en jus, mais il peut être découpé et frotté à même la peau.

Le uru :

Le uru (prononcé "ourou" en roulant un peu le r) provient de l'arbre à pain. C'est en quelque sorte l'équivalent de la pomme de terre en beaucoup plus consistant (frite de uru, gratin ou même de la farine de uru).

La mangue :

La mangue est le fruit le plus répandu au monde, c'est d'ailleurs un des fruits qui contient le plus de vitamine.

Il y a encore un tas de fruits, de légumes et de fleurs à vous faire découvrir, cela donnera lieu à un autre article un peu plus tard.

vendredi 2 octobre 2015

Huahine : l'île sauvage ou jardin d'Eden (1ère partie)

Après une nuit sur Raiatea, nous partons à la découverte de Huahine. 10 minutes de vol suffisent à relier ces deux îles. Quelques nuages apparaissent sur le sommet des montagnes mais rien de menaçant.

Huahine s'appelait dans les temps anciens Matairea, qui signifie "peu de vent", est surement l'île qui symbolise le mieux les traditions et les valeurs de la Polynésie. Son nom actuel dont la traduction correspond à "corail brisé" est lié à la légende du dieu Hiro qui aurait coupé l'île en deux avec sa pirogue.

Située à 175 km au nord-ouest de Tahiti, l'île se compose en effet de deux îles séparées par un isthme : Huahine Nui (nui : grand) au nord et Huahine Iti au sud (iti : petit). Un pont permet de relier les deux.

Vue satellite de Huahine. Source : Google Earth
Huahine dispose de plusieurs surnoms : secrète, authentique, sauvage, femme, jardin d'Eden...Tant d'adjectifs bien charmeurs pour la qualifier. Et pour cause, nous nous rendons compte au fil des kilomètres que le surnom de Huahine, de jardin d'Eden en t'autre, lui va à merveille. Nous n'avions jamais rien vu de tel. Nous qui pensions que rien ne pouvait égaler la densité de la végétation tropicale de Raiatea et Tahaa, eh bien si, Huahine surpasse tout !


Nous nous retrouvons entourés de forêts tropicales : bananiers à foison, papayers, cocotiers, châtaigniers, une variété d'acacia, de uru et toutes autres variétés d'arbres d'un vert éclatant, ce qui change des routes côtières.


Ces dernières révèlent une fois de plus un lagon aux mille nuances de bleus avec des voiliers de différents pavillons du Pacifique. La côte est aussi fidèle à l'île : sauvage. Parfois, les vagues viennent lécher le littoral marquer par des récifs, à d'autre moments, ce sont des paysages de "carte postale", des palmiers avec un sable clair et doux où nous déjeunerons les pieds dans l'eau (ou presque). Le contraste et la diversité des paysages qui font le charme de Huahine.



Parfois le long du rivage des marae dans des champs de cocotiers. Ces lieux de culte sont très présent sur l'île et de ce fait c'est une belle destination pour les amateurs de cultures anciennes.


L'habitat est globalement assez regroupé même si quelques maisons se trouvent isolées si et là. Ce type d'urbanisme a permis à l'île de garder son authenticité et une atmosphère très paisible. 

Au nord-est de l'île, un tout petit village appelé Maeva. Ce bourg se situe en bordure de la plus grande des deux lagunes de l'île. Ici on y trouve des pièges à poissons en pierre vieux de cinq siècles. Encore un héritage d'un savoir-faire ancestral qui est encore utilisé de nos jours. Ces pièges appartiennent à l'ensemble de la communauté de Maeva. Chacun est libre d'aller chercher son poisson s'il en a besoin. Dans cette même commune, on y trouve de nombreux marae et d'autres petits vestiges archéologiques sont concentrés sur quelques kilomètres de rivages.


Un peu plus au sud, nous faisons un arrêt à Faie, où l'on trouve de gigantesques anguilles aux yeux bleus. Elles sont énormes (1,50 m à 2 m) et il faut l'avouer ça n'est pas particulièrement attirant...Mais il s'agit d'un animal sacré.


Enfin, nous terminons notre promenade par Fare, principe bourgade de Huahine très animée. Les vendeuses de fruits s'alignent le long de la principale rue. La petite ville de 1400 habitants dispose de tous les commerces nécessaires : banques, office des postes (très beau bâtiment d'ailleurs), deux stations essences et qui sont les seules de l'île situées à moins de 50 mètres l'une de l'autre, boutiques de souvenirs. C'est sur le port à proximité du quai de débarquement et en centre-ville qu'une pierre orne une place : Hawaiki Nui Va'a. Il s'agit d'une course de pirogue polynésienne qui a lieu chaque année début novembre et qui dure 3 jours, entre Huahine, Raiatea, Taha'a et Bora-Bora. C'est l'un des événements sportifs le plus attendu ici, plus d'une centaine de pirogues se lancent dans cette course et un nombre impressionnant de bateaux suiveurs.

Partout dans l'île le transport commun est le truck, c'est-à-dire le bus traditionnel local. Ils servent aux transports scolaires et aux touristes arrivant par les bateaux de croisière.


Concernant la scolarité, celle-ci s'arrête au collège, après il faut rejoindre Raiatea ou Tahiti. L'expatriation lorsque l'on est natif d'une île se fait déjà très tôt et le manque de travail sur ces îles impliquent le non-retour des jeunes diplômés sur leurs îles natales. Ces derniers vont sur Tahiti, en métropole ou à l'étranger.

jeudi 1 octobre 2015

Maupiti à Raiatea : de l'île préservée à l'île sacrée

Après trois jours sur place, il est temps pour nous de dire au revoir à Maupiti et de poursuivre notre voyage. Le propriétaire nous dépose à l'embarcadère sous un ciel bleu éclatant et un soleil de plomb. Nous attendons le bateau nous permettant de rejoindre le motu où se trouve l'aéroport. 

En patientant, l'épouse du propriétaire de la pension en profite pour coiffer Marie de manière totalement improvisé, en lui fait un chignon entouré de sa propre couronne de fleurs. C'est aussi ça la Polynésie, du partage et de l'instantanéité...

Une petite quinzaine de minutes plus tard nous quittons l'île au son des ukulélés d'un polynésien dans le bateau. Après avoir échangé quelques mots avec Rémi, ils se sont rendu compte qu'ils avaient des connaissances communes sur Tahiti. Le monde est petit est pourtant la Polynésie si vaste !


Nous enregistrons nos bagages et moins d'une heure plus tard "Nana Maupiti". Ile authentique, véritable coup de coeur où le monde semble être figé, nous a vraiment conquis. Nous avons déjà dans un coin de notre tête l'envie très forte d'y revenir.

Moins de vingt minutes après le décollage nous atterrissons à Raiatea ... sous la pluie ! Quel changement de temps. Raiatea n'est pour nous qu'une escale d'une nuit, mais pour autant nous allons faire découvrir (rapidement) cette belle "île sacrée" aux parents de Rémi. Souvenez-vous, il y a un an nous étions venue ici quelques jours après un périple en cargo...D'ailleurs nous vous invitons a relire les articles (ci-contre en septembre 2014). Nous avons déjà de merveilleux souvenirs de Polynésie française, riche de découvertes et d'expériences.

Nous prenons possession de notre véhicule et nous commençons à faire le tour de l'île. Les sommets sont sous les nuages, dommage, nous qui avions prévu une petite randonnée pour admirer le lagon commun de Raiatea et Taha'a, puis au loin voir Bora-Bora et Maupiti ... c'est loupé ! Toutefois grâce à la pluie, la nature nous offre un autre spectacle que nous n'avions pas eu l'occasion de voir lors de notre premier passage sur l'île : de fabuleuses cascades fourmillent un peu partout sur les parois des montagnes. Un débit autant impressionnant que bruyant. Superbe spectacle.


L'île ne semble pas avoir bougé d'un pouce depuis un an. Nous nous souvenons de l'île, de ces paysages qui nous avaient tant enchantés, de l'abondance des arbres fruitiers, de notre grande et belle randonnée sur les hauteurs de l'île. C'est ici que nous avions appris les us et coutumes, à reconnaître les plantes et arbres fruitiers ainsi que l'utilisation de la végétation comme médecine douce (et parfois nettement plus efficace que des médicaments). Nous partageons notre petite expérience de l'île sous une fine pluie. Nous atteignons le plus grand marae de Polynésie, là c'est un déluge qui nous attend. Tanpis ... Nous nous contenterons de leur expliquer et leur montrer nos photos qui ne sont pas toute mise en ligne sur le blog. 

Nous bouclons notre tour en arrivant à Uturoa, la principale commune de l'île, où la pluie a cessé. Là aussi des sourires se dessinent sur nos visages, nous repensons à notre arrivée ici en pleine nuit avec le cargo, nous voyons les bateaux-taxi permettant de nous rendre sur la petite sœur de Raiatea, Tahaa, l'île vanille où il n'y a pas d'aéroport. Tout nous rappelle des souvenirs. Nous profitons de notre passage dans la plus grande ville des îles sous-le vent (6000 habitants sur les 12000 que comporte l'île) pour faire un tour dans le marché : étales de bananes, mangues, taros, tomates, choux ... et le poisson fraîchement pêché. La vie bien que paisible est un véritable contraste avec Maupiti ! Quelle agitation ici (et pourtant cela reste très calme) !


Ce soir c'est sur le port de Uturoa que nous mangerons à une roulotte pour clôturer cette journée pluvieuse à Raiatea avant de décoller le lendemain pour la suite de notre voyage.


NB : Nous vous invitons a (re)lire nos articles dans l'historique de octobre 2014 sur Raiatea et Taha'a.