mercredi 29 juillet 2015

Notre vie au quotidien

Voici une petite vidéo résumant les dernières semaines ici...

Vous aurez alors l'occasion de voir :
  • Rémi en plein effort lors de différentes courses de va'a, qui nous vous rappelons sont des pirogues polynésiennes,
  • Des tas de petits poissons lors de nos sorties dans le lagon,
  • Nos entraînements trail dans les montagnes tahitiennes (le Mont-Marau notamment),
  • Une randonnée "les jambes dans l'eau" (d'ailleurs ce jour-là nous avons pris une bonne averse - un déluge même pendant 20 minutes),
  • Différents points de vue en avion ou au sol :
    • lors de la mission de Rémi aux Iles Cook,
    • lors d'un exercice SAMAR (exercice de sauvetage aéro-maritime). A cette période de l'année il n'est pas rare de voir des dauphins et des baleines à bosse. Ces dernières sont présentes dans les eaux de Polynésie de fin juin à octobre, afin de se reproduire et de donner naissance. Le reste de l'année elles sont en Antarctique. Alors forcément depuis les airs lors de ces exercices, il est très fréquent d'en voir. Pas de chance pour vous, nous n'en voyons pas sur cette vidéo. Vous verrez lors de cet exercice l'île de Tetiaroa (seul atoll de l'Archipel de la Société ; l'atoll est également connu pour avoir appartenu à Marlon Brando et reste encore aujourd'hui privé du moins l'intérieur de l'atoll, le reste faisant partie du domaine public) ; ainsi que les îles de Moorea et de Tahiti.
Bon film !



lundi 20 juillet 2015

Il y a 1 an déjà ... le bilan

Il y a un an (déjà!), nous quittions la métropole pour venir nous installer en Polynésie française, à 17000 kilomètres de la métropole, après s'y être préparé pendant 9 mois. Nous sommes sur une des multitudes d'îles perdues au milieu du Pacifique, dont le plus proche continent se situe à 5000 kilomètres.

Il y a un an nous étions reçus à l'aéroport par un escadron tout entier au son des ukulélés des "iaorana" (bonjour), des "maeva" (bienvenue) et surtout des colliers de fleurs !

Souvenirs du 20 juillet 2014
En 1 an, le petit bilan qui s'impose est pour nous bien plus que positif. Nous avons découvert une culture, une chaleur humaine que rien n'égal. Nous avons voyagé soit dans le cadre du travail pour Rémi, soit en couple. 

Rémi s'est rendu sur 15 îles : Mururoa - Fangatau - Tatakoto - Pukapuka - Fakahina - Napuka (Archipel des Tuamotu), Tubuai (Archipel des Australes), Rarotonga - Penrhyn - Manihiki - Mitiaro - Mauke - Mangaia - Atiu (Iles Cook), et Wallis et Futuna.

A deux : Moorea, Raiatea et Tahaa (Archipel de la Société) et la Nouvelle-Zélande. Dans quelques semaines nous partons à la découverte d'autres îles ... Surprises !


Souvent, on nous demande si nous ne souffrons pas de l'isolement, si cela n'est pas trop difficile sans nos proches. Concernant l'isolement, oui il faut le rappeler nous sommes sur une île... Un petit caillou entouré d'eau ! Ici dès qu'un événement (concert, salon, compétition sportive) se présente ... il y a cette impression que toute la population de l'île est là (et en plus tu as une très forte probabilité de croiser tes collègues !). Nous n'avons pas de difficultés à vivre cette insularité même si cela a un prix puisque le coût de la vie est nettement plus élevé qu'en métropole (mais notre salaire est indexé également). Lorsque l'envie de s'évader sur d'autres îles nous gagne (car oui ici aussi nous avons besoin de partir se réfugier, loin de la "ville" et du travail !) il faut anticiper (très peu de vols ou de logements sur certaines îles) ... Bien sûr nos proches nous manquent mais grâce à skype nous arrivons à rester en contact permanent. Nous avons également la chance de travailler tous les deux ici : des journées et des semaines très chargées. 

Ici nous avons réappris à vivre simplement. Les plaisirs simples de la vie qui vous donnent le sourire pour la journée. Un simple bonjour, un salut de la main, un sourire, un mot, un encouragement de jeunes quand on fait nos séances de sports, des découvertes culturelles, culinaires et sportives, des cocktails en bord de plage, des soirées entre amis qui sont un peu notre famille ici. Nous avons vécu des moments de partages très fort lors de nos voyages.


Nous ne pouvons pas tous les évoquer mais nous avons notamment en tête notre séjour sur Tahaa. Chaque soir, nous allions nous installer dans les canapés mis à disposition dans la pension. Des milliers de petits drapeaux ornaient le plafond de cette immense pièce. Ils retracent les souvenirs de plusieurs décennies des va-et-vient de plaisanciers faisant le tour du monde et qui ont fait une étape ici... Les livres d'or souvent accompagnés de photos que nous avons lus en témoignent. Le propriétaire des lieux, un papy, nous a immédiatement pris sous son aile dès le départ avec son épouse, nous étions "ses enfants". Chaque soir il nous offrait un cocktail frais que nous dégustions avec pour fond sonore une musique d'une époque qui n'est pas la nôtre (Brel et Brassens) mais qui allait parfaitement avec l'atmosphère du lieu. Nous étions dans un autre temps. La Polynésie d'antan comme nous l'imaginions. Les repas étaient variés et très généreux...Ils étaient là pour nous, pour tout de notre arrivée à notre départ. Cette générosité et cette ambiance nous ont profondément touchés...


Oui, déjà 1 an que nous sommes arrivés ici. Et qui dit juillet, dit nombreux départs (et arrivés). Nous avons connu nos premiers départs cette année, des collègues ou des amis qui rentrent en métropole. Ces moments sont toujours les mêmes : difficiles. 

Nous avons déjà le cœur serré de savoir qu'un jour nous aussi nous serrons à l'aéroport. Un jour, nous aussi on nous remettra des colliers de coquillages à notre départ comme ce veut la tradition et c'est ainsi que notre jolie parenthèse à Tahiti se terminera... Alors oui si nous avons déjà ce petit pincement au cœur, c'est que nous sommes bien ici !

lundi 13 juillet 2015

Sport traditionnel : les porteurs de fruits

Sur l'ensemble de la Polynésie, il est fréquent de rencontrer des concours de sports traditionnels. Hier, ce fut le cas avec un dès plus impressionnants : la course des porteurs de fruits. 

Le principe est simple (bien que difficile !) : les participants hommes ou femmes sont vêtus d'un simple paréo (même un peu moins !) courent pieds nus sur 1300m sur les pavés du jardin paofaï à Papeete. Les fruits sont attachés à des rondins de bois à l'aide de fibres naturelles et la charge peut varier selon la catégorie de 15 à 50 kilos ! En règle générale les fruits sont des régimes de bananes, noix de coco, et du taro... La charge est bien sur pesée et notée avant le départ ainsi qu'à l'arrivée. En effet des pénalités de temps sont données à ceux qui perdent leurs fruits en route ! Et pour compliquer la tâche, il faut faire 2 tours ! Le gagnant est celui qui arrive en premier !

C'est dans une belle ambiance festive que nous avons eu l'occasion de voir s'affronter plusieurs catégories.


dimanche 12 juillet 2015

Nouvelle mission aux Iles Cook : entre terre et mer

Dans le cadre de son travail Rémi a été amené à repartir aux Iles Cook plusieurs jours. Souvenez-vous, en décembre 2014, il y est allé et a failli rester bloqué pour les fêtes de Noël suite à une panne.

Le pays est indépendant vis-à-vis de la Nouvelle-Zélande depuis le 4 août 1965 (les habitants sont toutefois des citoyens néo-zélandais). Les Iles Cook fêteront cette année le 50ème anniversaire de leur indépendance. Un événement marquant mais qui implique une grande mobilisation de la population qui parfois se retrouve isolée sur de très petites îles. 



Rémi et ses collègues dans le cadre de leur mission devaient récupérer des habitants de ses îles au milieu du Pacifique et les déposer sur l'île principale où se trouve la "capitale" à Rarotonga. 

Les Iles Cook dans le Pacifique
Penrhyn, Manihiki, Mitiaro, Mauke, Mangaia, Atiu ... voici quelques îles faîtes lors de leur mission.

Seul un avion comme le leur pouvait se poser sur ces pistes sommaires : pistes courtes faites d'un agglomérat de sable, de cailloux et de coraux (de très rare fois, sauf à Rarontonga où des avions de ligne se posent, les pistes sont en dur).

Une des pistes
En bout de piste
Vous devez donc facilement imaginez que ses habitants n'ont pas l'habitude de voir un avion atterrir sur leur petit "caillou". Quel honneur une fois de plus pour Rémi et ses collègues d'avoir cette chance de faire ces missions. Aller aux Iles Cook, à Rarotonga sur l'île principale est déjà une chance, mais allez sur des petites îles perdues du bout du monde ça dépasse tout ce qu'il pouvait s'imaginer en étant muté en Polynésie française. 




Sur chacune de ses îles le même accueil : toute l'île est présence sur le "tarmac" pour les recevoir avec des colliers et des couronnes de fleurs. Ils en profitent pour donner des petits cadeaux aux enfants de ses îles qui sont également heureux de pouvoir visiter l'avion, voir même pour certains de participer au voyage. 


Le peuple polynésien est d'une immense générosité mais certainement bien plus pour ceux venant des petites îles, loin des villes (les Iles Cook font parti de la polynésie tout comme Hawaï, Ile de Pâques, Pitcairn, Wallis et Futuna etc.). L'ambiance et l'émotion ne peuvent pas être retranscrite mais tout est décuplé. A ce jour, nous n'avons pas encore trouvé ailleurs cette chaleur humaine et l'ambiance qui en découle.


Ces missions ont été aussi l'occasion pour Rémi de réaliser des photos de ces îles vue du ciel et de vous offrir des images de carte postale, histoire de vous évader vous aussi un petit peu.





Au fond, vous pouvez voir une piste !
Une belle mission une fois de plus pour Rémi !

mardi 30 juin 2015

Raid Anani : Récup et entrainement trail

Le lendemain de la course de Rémi, nous avons décidé de refaire une partie de ce raid. Dès le réveil, le beau temps était au rendez-vous, mais rien à voir avec les précédentes journées : plus de brume, Moorea était moins nette que d'habitude.

Nous démarrons vers 8h. Nous empruntons le joli parcours que Rémi a pris la veille, et comme lui nous traversons des terres privées...Un tahitien nous arrête, il est interdit de traverser ces terres, à l'occasion du raid les habitants ont accepté exceptionnellement que des personnes traversent leurs terres. Nous nous voyions déjà faire demi-tour, sans insistance de notre part, il nous accorde le droit de passer gentiment. La prochaine fois, nous savons qu'il ne faut pas passer par ici. Les pentes sont raides et par endroit elles sont glissantes.


Plus nous prenons de l'altitude, plus le temps se couvre, sans être pour autant annonciateur de pluie ! Pour la vue éblouissante de la veille, on oublie ! Dommage !




Arrivés au sommet, nous nous accordons un petit repos de 2/3 minutes, histoire de s'hydrater et de grignoter des abricots secs, mais nous ne nous attardons pas, pour ne pas refroidir nos muscles qui ont tendance à se tétaniser dès que l'on s'arrête. 



C'est parti pour la descente ! Les pentes sont raides mais nous descendons à un bon rythme. Nous ralentissons notre course lorsque ça devient plus étroit, lors des passages plus chaotique ou très raides! La vue se dégage mais reste toutefois un peu bouché par la brume.



Nous apprécions toujours autant ces sorties natures et nous sommes bien loin des stéréotypes "plages et cocotier" !

A notre retour, un petit cassoulet nous attendais...


... et le soir, c'est avec un bon petit verre de muscat que nous admirons une fois de plus un splendide couché du soleil.


dimanche 28 juin 2015

Raid Anani 2015 : 18 km

A l'occasion de la fête des oranges, le raid Anani a été organisé. Il s'agit de deux courses nature. Une de 10 kilomètres et une réservée aux licenciés sur une distance de 18 km. Rémi garde le rythme et a décidé de rechausser ses baskets pour affronter les versants des montagnes surplombant la commune de Punaauia. 

Départ de la course à 7h30, 23°c avec une petite brise, il fait frais ! 


Dernières instructions avant le départ !
C'est parti vite, Rémi se trouve dans le peloton de tête. 


Au bout de 5 minutes, le début des choses sérieuses commence : 1ère montée sur une route goudronnée. Puis le parcours passe par un sentier en pleine forêt débouchant sur une route en bitume. De là, démarre une seconde montée puis une nouvelle fois, les coureurs empruntent un sentier à travers une dense forêt. Ici le chemin est très boueux et continue de monter. Après avoir traversé une forêt de pins, les arbres se font de plus en plus rares. Le paysage se dégage. Le soleil tape et le pourcentage du relief s'accentue encore pour atteindre le sommet ! De là une vue grandiose sur le lagon, Moorea et la vallée. 

Rémi a alors fait la moiter du parcours. Il entame la descente sur un sentier très étroit (pas possible de mettre les pieds côte à côte) et surtout vertigineux. Mieux vaux ne pas avoir deux pieds gauches ! Là les premières crampes aux mollets ont commencé. Rémi s'est arrêté, un groupe l'a alors dépassé. Un des coureurs s'est arrêté pour l'aider à détendre ses muscles. 

Après quelques kilomètres d'une grosse descente, le voilà sur une route plane, ici appelé "route des plaines" (route connue par de très nombreux coureurs qui s'y entraînent).


Il relance sa course mais pas bien longtemps puisqu'une faut encore avaler une dernière montée sur route bitumée pour atteindre la ligne d'arrivée.

Rémi boucle ce raid difficile en 2h23 (à noter que l'on ne peut pas dire qu'il a fait "moins bien" que son dernier raid - Raid du Mont-Marau ; chaque raid est unique, on ne peut donc pas comparer les temps même s'ils font la même distance). Il termine 18ème au scratch, 7ème dans sa catégorie (open et homme). 


samedi 27 juin 2015

La fête de l'orange à Punaauia

Nous voilà en hiver ! Les températures ont baissé (25/26°c dans la journée à l’ombre et sous abris), l’humidité s’en est allée et on ose dire le matin et le soir qu’il fait «froid» (20°c)... Qui dit l’hiver dit début de la saison de récolte des oranges qui se déroule de fin juin à début août. Chaque année, la cueillette des oranges est l’occasion d’une grande fête et de concours dans la commune de Punaauia jouxtant Faa'a. Pour le petit cours d’histoire, l'oranger a été introduit à Tahiti par le capitaine Cook en 1775. En 1860, les oranges commencent à être exporté vers la Californie : 7 millions d’oranges cette année-là pour atteindre 30 ans plus tard 15 millions de fruits !  Puis les oranges s’essoufflent et à la fin du XIXe siècle, il ne reste plus, sur la plaine côtière, que quelques pieds malades. 
Aujourd’hui, il faut se rendre en altitude sur le plateau des "orangers" au fond de la vallée de la Punaruu à Punaauia pour les cueillir. La cueillette est réservée aux natifs de la commune ayant payé une cotisation à l’association. 
Après avoir traversé le plateau de Tamaru à 600m d’altitude, il faut descendre au fond d’un cirque rocheux dominé par les Mont Marau, Aorai ou encore le Diadème. Puis une montée le long d’une crête rocheuse pour arriver au plateau où les oranges abondent. 
Les cueilleurs qui sont également les porteurs rassemblent les oranges dans des filets tressés appelés «glane», qu’ils placent sur les extrémités d’un bambou. Ce dernier sera ensuite posé en équilibre sur une épaule. S’en suit une longue descente jusque dans la vallée. Sont récompensés les plus belles oranges, les plus mûres, les plus lourdes, la plus belle charge... Un porteur peut porter près de 100 kilos. Imaginez : marcher plusieurs heures, cueillir les oranges et redescendre avec les lourdes charges ... C’est un bel exploit que ces hommes et femmes accomplissent chaque année et surtout ils sont les gardiens de la tradition.

Nous avons donc assisté pendant 1h à un défilé : porteurs d’oranges, police municipale, sapeur-pompier, toutes les associations de la commune (et il y en a beaucoup !), des clubs de sports, au puis les services de la commune ont également mis à l'honneur... 




Enfin, nous avons également eu la chance de voir la ravissante et très souriante Miss Tahiti 2015, fraîchement couronné il y a de ça une semaine.



Miss Tahiti tout sourire !